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  • : Michel Crémadès... Ma vie d'homme, ma vie d'artiste
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  • : Vous parler de ma passion, pousser mes coups de gueules, ouvrir pour vous un peu le livre de ma vie et peut-être répondre aux interrogations que vous avez quant à mon métier d'acteur...
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Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 18:20

De quoi vais-je vous parler aujourd'hui ???  Allez, un petit tour au théâtre ...

Année 2003, elle n'est pas belle ma loge du Palais Royal ?

De l’année 2003 à l’année 2005, je vais baigner dans une ambiance plutôt glauque, celle d’une certaine Agatha Christie.






C’est la reine des fausses pistes, des retournements de situations, des révélations qui n’en sont pas. Les coups de théâtre, elle connaît. Avec elle il ne faut jamais tirer de conclusions trop hâtives.

 


Le théâtre du Palais Royal décide de monter une des pièces de cette reine du meurtre à gogo qui, je le pense, se serait bien entendue avec Alfred Hitchcock.


Sébastien Azzopardi adapte donc la fameuse pièce « Les dix petits nègres ».

Les ayant droits d’Agatha refusent qu’à Paris la pièce porte le titre du roman, ils ont peur d’avoir des procès. On peut, sans vraiment le comprendre, imaginer pourquoi. Donc le vrai titre de la pièce sera « Devinez qui ? »

Je peux vous dire qu’il ne s’est pas passée une représentation sans que le public ne joue à deviner qui tue qui et pourquoi. Certaines personnes sont venues voir la pièce une dizaine de fois, ne serait-ce que pour voir les petits chats qui disparaissent les uns après les autres sur la cheminée. On les aperçoit juste derrière le grand Roger Dumas et votre serviteur dans le rôle de l'inquiétant Monsieur Roberts.

Cela mérite une explication.

C’est Bernard Murat qui va se mettre aux manettes et, dans sa mise en scène, il demande à Nicolas Sire, qui a construit un fantastique décor, de placer une cheminée sur laquelle sont posées dix statuettes représentant des chats.



Allez, je vous les mets en photo, ces petits chats Egyptiens et très énigmatiques...

Normalement ce sont des statuettes de petits « nègres », mais là, pas question de passer pour des racistes...

Ah ! Bêtise humaine ...

Avant chaque meurtre un petit chat est comme aspiré dans le décor de la cheminée et ce petit tour de magie nous a valu combien de réactions plutôt bruyantes dans la salle.



Je me souviens de bon nombre d’élèves venant de divers lycées qui, après la représentation, venaient nous dire : « Si c’est ça le théâtre, on y va tous les soirs ».

Avec habilité Bernard Murat a tissé sa toile, les décors, j’en ai parlé, la lumière de Laurent Castaing est tout à fait géniale car les ambiances dans cette pièce sont très diverses et ô combien importantes. Les costumes de Bernadette Villard, vous les voyez sur les photos, donnent le ton d’une pièce qui a fait un carton aussi bien à Paris qu’en tournée.


A présent la distribution...


C’était, il faut le dire, les premiers pas sur une scène de théâtre d’une certaine Alice Taglioni.

Bernard Murat a le sens pour trouver le bon comédien là où il faut, car quel talent et quelle beauté ! Mélange de Grace Kelly ou Kim Novak avec le regard assassin d’une Sharon Stone mais la douceur d’une Cendrillon. Je vous ai tout dit.



Elle est certes penchée au dessus de moi mais, est-elle vraiment en pleurs ?

Suis-je vraiment mort et si c'est le cas, est-ce que c'est elle qui m'a occis ???









Les autres comédiens ne sont pas en reste quant au talent. Par exemple Yves Gasc, ou encore Philippe Laudenbach, qui, comme vous le voyez est très heureux de se faire assassiner par le régisseur du théâtre du Palais Royal, 








Il y a aussi Josiane Lévêque, Roger Dumas, et je ne peux oublier Laurent Gérard avec qui j'ai passé, notamment en tournée, de délicieux moments.

D'ailleurs je le retrouve jeudi prochain pour tourner un "Caméra Café".

Qu'on se le dise, mais lisez plutôt la distribution car je ne peux pas citer tout le monde, qu'ils ne m'en veulent pas ...

Quel bonheur de voir que chaque comédien était à sa place et donnait à son personnage tantôt de la bonhomie ou qu'ils arrivaient à vous glacer le sang, sang qui a coulé tous les soirs !

Quelque temps avant le départ en tournée, certains comédiens furent remplacés, c’est ainsi que nous aurons le bonheur d’accueillir la belle et talen ... « tueuse » Marie Leburgue dans le rôle de Véra Claythorne et l’impayable Urbain Cancelier dans celui du détective Blore.

Nous partîmes en tournée dans toute la France, la Suisse et la Belgique. L'ambiance n'était pas aux meurtres, mais plutôt à la rigolade, preuve en est, cette photo de toute l'équipe prise à l'occasion des fêtes de Noël.

Puis à nouveau le grand frisson pour le public...

On peut dire que tous les soirs les paris étaient ouverts dans la salle, chaque spectateur essayait de trouver qui était l’assassin et il nous fallait, à nous comédiens, une bonne dose de concentration pour jouer dans un brouhaha permanent.

Martin Lamotte, qui est venu un soir, était effaré de voir à quel point nous résistions aux commentaires si peu discrets qui venaient de la salle comme des vagues.

Preuve que le spectacle fonctionnait à merveille car à tour de rôle, nous endossions l’habit du tueur puis nous le perdions après avoir été assassiné... Quoique ...

Quel grand moment de bonheur que cette pièce. Quelle plume !

Merci Agatha !




Des petites nouvelles de la tournée « Croque Monsieur »...

Le public fonctionne partout à merveille, en Belgique, c’est tout bonheur, dans le nord, le paradis, en Suisse également.

Merci à Yves Burdet pour sa photo qui a été prise au théâtre de Beausobre à Morges en Suisse où après les applaudissements, c'est la fondue qui a coulé à flot, le vin blanc aussi !!!

L’ambiance est toujours aussi bonne malgré la fatigue des voyages, train, voitures, autobus ou avions...

Mais nous finissons déjà au mois de mai, après fais ce qu’il te plaît...

 

«  A tout bientôt !!! »

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 11:42

Le retour ...

Désolé de vous avoir laissé sans nouvelles depuis si longtemps mais nous sommes partis en tournée avec la pièce « Croque-monsieur » mais les voyages, bien qu’ils forment la jeunesse, font que le temps file entre mes doigts...

Je vous donne l’itinéraire de tournée, sous réserve de changements...



Meaux                          Théâtre Luxembourg          14/02/2009

Grand Quevilly (76)            Théâtre Charles Dullin       17/02/09

Chateaudun (28)                Espace Malraux              19/02/09

Saint Amand les Eaux         Théâtre                        21/02/2009

Genève (Suisse)                 Théâtre du Léman            03/03/2009

Genève (Suisse)                 Théâtre du Léman            04/03/2009

Firminy                          Salle de Spectacle            06/03/2009

Clermont Ferrand               Salle Jean Cocteau           07/03/2009

Bruxelles (Belgique)             Cirque Royal                  12/03/09

Namur (Belgique)               Théâtre Royal                 13/03/09

Charleroi (Belgique)             Palais des Beaux-Arts        14/03/09

Liège (Belgique)                 Le Forum                      15/03/09

Longjumeau                      Théâtre Municipal            21/03/2009

Noisy-le-Grand                 Espace Michel Simon         22/03/09

Lille                              Le Sébastopol                 24/03/09

Lille                              Le Sébastopol                 25/03/09

Huy (Belgique)                  Centre Culturel                26/03/09

Amiens                           Zénith                         27/03/2009

Enghien les Bains               Théâtre du Casino            28/03/2009

Saint Etienne                   Opéra-Théâtre               31/03/2009

Morges (Suisse)                Théâtre de Beausobre       01/04/2009

Morges (Suisse)                Théâtre de Beausobre       02/04/2009

Tunis (Tunisie)                  Théâtre Municipal           17/04/2009

Lyon                             La Bourse du Travail         21/04/2009

Lyon                             La Bourse du Travail         22/04/2009

Annecy                          L'Arcadium                    23/04/2009

Voiron                           Le Grand Angle              24/04/2009

Caen                             Le Zenith                      28/04/2009

Angers                          Centre des Congrés          29/04/2009


Montpellier                      Le Corum                      04/05/2009

Avignon                          Opéra                           05/05/2009

Marseille                        Palais des Congrès           06/05/2009

Sanary sur Mer                Théâtre Georges Galli       07/05/2009

Biarritz                         Gare du Midi                 11/05/2009

Bordeaux                        Le Fémina                    13/05/2009

Limoges                         Théâtre Municipal            14/05/2009


Passez-donc nous voir, la pièce fonctionne à merveille et Isabelle Mergault ne lésine pas. Quelle énergie !!!



L’équipe s’entend vraiment à merveille, c’est une des clefs de la réussite d’une pièce de théâtre en tournée et tout se passe vraiment pour le mieux.



Quelques photos de plateau, du décor, histoire de vous mettre l’eau à la bouche...


La prochaine fois, je vous mettrai d'autres photos, cette fois-ci avec les filles, sinon je vais me faire traiter de macho, en plus le jour de la Saint Valentin...


                                           


A présent, un petit retour dans le passé...



J’en étais, dans l’épisode 41, c'était donc l’année 2001.



Tournage d’un court métrage que j’adore, il est réalisé par Patrick Bossard, il s’intitule « Hotel Paradise ». Ce film, tourné bien avant “Amélie Poulain”, montre un autre Paris et transpire de cette ambiance un peu magique des films de Jean Pierre Jeunet.

Petit synopsis :

Une touriste japonaise débarque à Paris pour trois jours. L'hôtel qu'elle a réservé s'avère être un gourbi délabré vaguement aménagé et tenu par un clochard. Ce marginal au grand coeur transforme le regard de la touriste et lui montre Paris sous un angle qu'elle n'envisageait pas. De surprises en petits bonheurs, elle est séduite par l'originalité et la gentillesse de cet homme. D'abord déconcertée, elle va découvrir que les rapports humains priment sur les aspects matériels de la vie.



Année 2002...

Je retrouve Marie-Anne Chazel dans un téléfilm de Michaël Perrotta, « l’Emmerdeuse », puis je tourne dans un téléfilm “Le Comte de Saint-Germain ou la Négociation”.

Le réalisateur se nomme Gérard Corbiau.

“ Farinelli ” ou “ Le roi danse ”, c’est lui...

Cela me permet de travailler avec Jean Rochefort, acteur magnifique et homme délicieux.

J’en finis là cet article car ayant  mis en scène la pièce de Patrick Haudecoeur intitulée “Frou Frou les Bains” qui se tourne en région Bourgogne et dans l’Aube, je file afin de procéder à des raccords avec les comédiens.

Et puis samedi de la “ Saint Valentin “, je retrouve mes amis de “Croque Monsieur” car nous jouons à Meaux.

Donc je vous dis ...

 

“ A tout bientôt !!! “

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 17:43

Vite, vite…

Il ne me reste que quelques heures pour vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2008 !

Mais comme elle est déjà sacrément entamée, j’en profite pour vous souhaiter avec quelques heures d’avance …

 

UNE EXCELLENTE 2009 !!!

 

Amour, santé, bonheurs, boulot et joies de vivre.

 

Ceci étant dit, j’en profite pour vous faire partager quelques photos du tournage du film de Jean Pierre Jeunet.

 

Merci à la production, à Bruno Calvo, photographe de plateau hors pair, à Anne, prêtresse des décors et à François, notre artiste « accessoires » en tous genres, que l’on voit incrusté dans cette image.

 

Ils m’ont fait parvenir ces clichés avec gentillesse afin que je les glisse dans cet article.

Ensuite je retourne à mes fourneaux car ce soir, c’est moi qui cuisine pour cette soirée de réveillon !

Remarquez, ça ne change pas, c’est toujours moi qui cuisine.

 

A tout seigneur… Jean Pierre prêt à dégainer sa caméra.

 

Dur la vie d’acteur… Soyez naturel avec une caméra entre les jambes !!!


 

Nous avons beaucoup tourné dans les studios de Bry sur Marne et dans les loges, une sacrée histoire est née entre la délicieuse Julie Ferrier et votre serviteur…

 

 

 




Ce qui a de plus dur et en même temps c'est assez sympa, ce sont les

Tournages de nuit...

 

On peut dire que ce soir là, on se gelait tous collés au camion.

La bande avec Dany, Julie, Dominique Pinon et Omar Sy.

… En plus nous étions surveillés par la preneuse de son.

 

Autre décor, à l’intérieur de notre antre, c’est le « Micmacgate »,

On reconnaît également sur cette photo Yolande Moreau, Marie Julie Baup et Jean Pierre Marielle.

C’est pas une belle équipe ça ?

 

Après Paris et la région parisienne, nous avons fini le tournage de ce film au Maroc à Zagora.

Après le dernier plan, tourné de justesse car la lumière tombait, des voitures étaient prêtes pour nous ramener à nos loges mais des facétieux ont fait venir des dromadaires pour le retour !


On a bien rigolé mais vingt minutes sur une bosse, ça secoue…

 

Je parle de voitures en état de marche bien sûr…

Cette vieille 4L faisait partie du décor...
Entre parenthèse, que c'est un beau pays le Maroc, mais... Là ou nous tournions, chaud en journée et très froid la nuit!

Allez, encore deux photos, l’une d’elles est prise à l’intérieur d’un wagon dans lequel il se passe plein de choses…

Je ne vous en dirai pas davantage...

C’est top secret…

 

L’autre, sur un quai de bord de Seine.

A la manette Jean Pierre Jeunet évidemment.

 

Dès que les copains m’envoient d’autres photos, je les partagerais avec vous.

J’en profiterai alors pour vous donner mes dates de tournée et les villes dans lesquelles nous allons jouer.

Je pars avec Isabelle Mergault et tous les comédiens de « Croque-Monsieur » courant janvier.

Ca ne va pas être triste…

 

Bon, je file car mon chapon commence à prendre des couleurs.

 

Bon réveillon et à l’année prochaine, c’est à dire...

 

 

                                            «  A tout bientôt !!! »

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 18:27

 

Année 2001 :

Le théâtre Edouard VII est resté fermé pendant deux ans pour travaux.

Bernard Murat et Jean-Louis Livi dirigent à présent ce lieu magnifique et j’ai le grand bonheur d’être appelé par Bernard qui me propose de participer à l’ouverture de ce lieu fraîchement refait.

Il met en scène, pour l’occasion, une pièce de Sacha Guitry « La Jalousie ».

Je dois y jouer le rôle d’un détective privé plutôt caméléon qui, pour résumer, se confond avec le papier peint de la pièce dans laquelle il se trouve…

J’adore Guitry et lorsque Bernard me donne la distribution de la pièce, ma réponse ne se fait pas attendre.

Belle distribution, n’est-ce pas ?…


J’ai grand plaisir de travailler avec, entre autre, la magnifique Annik Alane et ma copine Sylvie Flepp avec qui j’avais déjà joué dans « Drôle de Couple » (Episode N° 26)


Pendant que les travaux continuent, nous commençons les répétitions dans la salle prévue à cet effet qui est située pratiquement au-dessus de la scène.

Des émanations de peinture fraîche viennent nous chatouiller les narines et de temps à autre nous descendons assister au montage du décor de la pièce qui sera un évènement parisien puisque le cœur de ce lieu prestigieux va se remettre à battre.


Pour un comédien, le montage d’une pièce de théâtre, c’est comme une grossesse.

On est impatient et en même temps inquiet de savoir si « l’accouchement » va bien se passer...

La famille du public va t-elle aimer cet enfant ? Quelle excitation !…


Bernard Murat, comme à son habitude, sait ce qu’il veut et il nous dirige avec conviction et doigté. Nous commençons à essayer les costumes, l’adrénaline monte, monte…


Puis le grands soirs s'enchaînent …

Entre la générale, la première, la représentation donnée aux professionnels nommée « Corporative », il y a bien sûr le vrai public qui vient tous les soirs pour écouter cette pièce que Sacha Guitry a écrite alors qu’il n’avait que 25 ans, et regarder les modestes interprètes que nous sommes.
Modestes... Pas toujours…


La pièce marche très bien au niveau fréquentation, nous sommes ravis, soulagés et nous pouvons ainsi préparer la tournée qui aura lieu en 2002.

Des changements de comédiens vont avoir lieu pour raison d’indisponibilité de certains d'entre eux.

Ainsi Anne Brochet et Stéphane Freiss seront remplacés par la délicieuse Nathalie Roussel et le "craquant" Jean-Pierre Michaël.


Nous parcourons la France, la Suisse et la Belgique.
Sacha Guitry passe magnifiquement bien les frontières.

Les décors sont beaux, les comédiennes et comédiens également
(Surtout un !...)

Nous nous retrouvons régulièrement pour faire, lors de cette tournée, quelques petites bouffes plutôt sympas…


Notre Sylvie Flepp toujours autant rieuse, il faut dire que nous avons goûté un petit vin local... 

 



Je vous délivre quelques répliques piquantes de cette pièce de théâtre :


- Que le mari se mette un peu à la place de l’amant… Puisque l’amant se met bien à la place du mari ! 

 

 

 - Lorsque l’on est innocent, il vaut mieux être accusé d’une façon précise afin de pouvoir se disculper …
( C’est toujours d’actualité…)

- Il est très délicat de se dérober à l’honneur que vous fait une femme en s’offrant à vous.
 

 

Tout est dit ...

 Voilà quelques photos dérobées par votre serviteur lors de représentations de
"La Jalousie" en tournée avec mes camarades.

La lumière est un élément tellement important, surtout pour ce style de pièce. Le décor, les costumes et bien sûr les comédiennes et comédiens doivent être mis en valeur.
Il faut encore une fois remercier toutes ces fourmis ouvrières qui travaillent dans l'ombre afin que le spectacle soit le plus magique possible.


En photo, Michel Piccoli à gauche et Odile Mallet à  droite qui, de derrière le décor suit le spectacle, prête à entrer en scène.





Mais cette année 2002, je vais également tourner pour le cinéma, je pensais qu’on m’avait oublié !

 

Mon agent me téléphone, il y a peu de jours de tournage mais j’ai envie de rencontrer Benoît Poelvoorde, Gérard Lanvin et José Garcia, donc j'accepte.

 

Titre du film :  « Le Boulet », j’aurais comme réalisateur Frédéric Forestier.


Je vais y jouer le rôle du voisin de Benoît, un certain Monsieur Martinez.

 

On me rajoute même une séquence non prévue, celle lorsque je sors d’un ascenseur d’hôtel pour trouver sur le palier les rôles principaux en train de se braquer avec des "calibres" à faire pâlir Jacques Mesrine.


Gros succès commercial pour ce film et un nombre incroyable de personnes qui, dans la rue, viennent me saluer en m’appelant « Monsieur Martinez » et même me féliciter pour ce rôle. Incroyable mais vrai !

 

«  A tout bientôt !!! »

 

 
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 14:34

Nous arrivons en 2001,

Je vais faire là une rencontre à laquelle je ne m’attendais pas.

Mon agent me demande d’aller rencontrer un réalisateur américain qui tourne à Paris. Ce n’est pas le rôle de ma vie mais aucun rôle n’est à sous estimer…

Je me retrouve sur une péniche et je fais la connaissance d’un monsieur d’une presque soixantaine d’années. Il porte un béret basque vissé sur la tête et a un sourire éclatant de gentillesse et de bonne humeur.

Son nom : Jonathan Demme.

Je vous rafraîchis la mémoire, c’est lui qui a réalisé entre autre « Philadelphia » avec Tom Hanks et surtout « Le Silence des Agneaux » avec Jodie Foster et l’incroyable Anthony Hopkins ».

Pendant mon entretien, j’ai vraiment l’impression d’être piégé en caméra cachée car on ne peut imaginer qu’une rencontre pareille puisse vous arriver.

Le film s’intitule « The Truth about Charlie », ce qui donne en français :
           « La Vérité sur Charlie ».

C’est un remake du film « Charade » de Stanley Donen.

Jonathan est un amoureux de Paris et nous faisons une lecture du scénario en Anglais à l’endroit même où a été tourné le fameux film de Marcel Carné « Hôtel du Nord ».

Vous vous rappelez la fameuse réplique « Atmosphère, atmosphère… Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?… C’était Arletty et Jouvet bien sûr.

Pendant cette lecture les rires fusent, je ris aussi sans trop savoir pourquoi car, je l’avoue, je ne maîtrise pas très bien la langue de David Beckham.

Dans ce film je joue un rôle de réceptionniste dans un hôtel.

J’ai, au démarrage quatre jours de tournage. Je vais finir par en tourner une douzaine. Je fais beaucoup rire Jonathan qui a l’air de m’apprécier, et du coup il me met dans des séquences non prévues dans le scénario d’origine. Finalement pas mal de ces séquences seront coupées au montage et le film ne marchera pas très fort en France. Peut-être un peu compliqué ?!!!…

Quel bonheur de tourner avec un réalisateur aussi jovial et attentionné !

Toujours souriant, il vous saute dans les bras lorsque vous arrivez sur le plateau le matin et vous lance un grand « Hello Michel my friend, I am so happy, you know… »

On a l’impression d’être le plus grand des plus grands acteurs au monde.

Vous dire qui est cet homme. Deux ans après ce tournage, je reçois un coup de téléphone d’une femme se disant être l’assistante de Jonathan Demme. Je rigole et crois dans un premier temps à une blague douteuse.

Nenni. Elle me dit que Jonathan fait une projection privée de son nouveau film « The Manchurian Candidate », ce qui donne en français, « Un Crime dans la Tête ».
Cela se passe au Studio 13 chez Claude Lelouch et il aimerait bien me voir.

Lorsque j’arrive le soir de la projection, il se jette sur moi, me prend dans ses bras et j’ai droit au « Michel ! I am so happy to see you ! You are my friend, you know… »

Nous parlons de son film avec Meryl Streep et Denzel Washington qui y est remarquable comme souvent du reste, et nous buvons du très bon vin français…

 Je ne vous le cache pas, voilà un de mes plus beaux souvenirs car c’est, en plus du bonheur de travailler avec un grand réalisateur, une rencontre magique entre deux personnes passionnés par leur métier.

Sinon, mon actualité immédiate.

Je vous l’avais dit, je tourne actuellement avec Jean-Pierre Jeunet.

Titre du film : « Micmacs à Tire-larigot ».

Je vous donne une partie de la distribution, accrochez-vous…

Dany Boon, Jean Pierre Marielle, André Dussollier, Julie Ferrier, Omar Sy, Dominique Pinon, Yolande Moreau, Marie Julie Baup, mon pote Urbain Cancelier dont je vous ai déjà parlé…

Pardon de ne pouvoir citer tous les autres, et il y en a…

Je peux vous dire qu’avec des « numéros » pareils, les déjeuners se passent dans la joie et la bonne humeur …

Excellente ambiance de tournage. Jean-Pierre Jeunet est très précis et j’avoue que j’adore ça. On est porté par sa direction d’acteurs et c’est tellement important pour nous de pouvoir suivre un chef d’orchestre.

Il nous regarde jouer avec des yeux d’enfant et c’est très touchant.

Certains réalisateurs devraient venir ici faire un stage…
Son équipe technique est vraiment top, ils sont tous compétents et, ce qui ne gâte rien, aussi adorables les uns que les autres. Bref c’est le paradis !

Le film doit sortir dans un an à peu près. Je vous tiendrai au parfum…
Je ne peux mettre de photos pour le moment, peut-être un jour ?…

 

« A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 11:15

 

« Quand vient la fin de l’été… », chantait C. Jérôme et Laurent Voulzy.

Le beau temps n’a pas toujours été de la partie pour tout le monde. Le soleil a un peu fait défaut dans pas mal de régions françaises.

Mais en ce qui me concerne, carton plein !

Le festival du film du Cap d’Agde qui s’est déroulé du 20 au 23 juin, était noyé de soleil quant à Avignon, les températures frôlaient les 35°…

Allez, quelques photos… Par ordre chronologique, quelques instantanés de ce fameux festival qui s’est déroulé comme chaque année sous le signe de la bonne humeur.

 

Merci à tous les photographes qui acceptent la publication de leurs œuvres, notamment Thierry, dit « Titouti ».

D’ailleurs je vous encourage à aller jeter un coup d’œil sur son blog, vous y verrez pas mal de têtes connues.

http://blog.ifrance.com/titoutiprojection

 

De nombreux artistes ont répondu présent cette année encore, Natacha Amal, Laurent Gerra, Zinedine Soualem sur la photo avec Ambroise Michel, Dounia Coesens qui tourne dans la série « Plus belle la vie », Valérie Mairesse ou encore Bernard Montiel et l’incontournable Daniel Prévost, je ne peux pas tous les citer !

 

Les réalisateurs Georges Lautner et Claude Pinoteau, aux filmographies impressionnantes étaient là comme chaque année, quelles carrières incroyables ! Merci messieurs !

Allez, une petite vidéo, histoire de se mettre dans le bain…

http://www.dailymotion.com/video/x5fmaa_herault-cinema-2008-cap-dagde_news

 

Le festival s’est déroulé magnifiquement bien entre projections de films, concours de pétanque, soirées un peu arrosées au rosé…

Encore merci à Patrick Jorge et à toute son équipe de fidèles bénévoles pour nous avoir permis pendant quelques jours de conjuguer travail, plaisir et soleil !

Mais l’année dernière, je ne vous avais pas parlé de mon escapade en mer…

Patrick, en photo, le patron du fameux restaurant « La Halle aux Poissons » m’avait fait faire un tour sur son joli bateau et j’en avais profité pour taquiner le congre.

Bravo à Alain Franck Verse pour cette "prise photographique" !

Ce n’est pas la pêche au gros, certes, mais je suis assez fier de ma "prise pêchique... "!

Encore merci à toi Patrick et à tous les tiens et bravo pour la qualité de « l’assiette » !!!

A l’année prochaine, peut-être ?

 



Avignon à présent…

Comme je vous le disais, chaleur assurée, du monde de partout, des spectacles dans les rues. C’est une grande cour des miracles !

Cela m’a permis de revoir pas mal de copains qui jouaient en même temps que moi car à Paris, on court tellement que l’on n’a pas le temps de se voir…

Nous étions cinq sur scène comme vous pouvez le constater, j’en profite pour remercier mes quatre camarades qui m’ont fait confiance quant à la mise en scène de la pièce ainsi que l’auteur.

L’ambiance a été, je le crois excellente. C’est, pour moi, indispensable à la réussite d’un spectacle.

Les conditions ne sont pas toujours faciles en Avignon mais j’aime…

Ca met du piment ! Cela a été pour moi une expérience très enrichissante que j’espère renouveler. Un grand merci à Jean Marc pour ses talents de régisseur et de photographe !

 

Pour répondre à certaines personnes qui me disent que je perds mon temps dans des petites productions, quelle erreur fondamentale !

Je fais pas mal de courts métrages gracieusement, d’ailleurs je vais en tourner un à Lille dans l’hôpital pour enfants malades « Jeanne de Flandre » pendant la Toussaint.

Je vais en voir et en apprendre des choses et, je l’espère, en donner !

Je travaille actuellement sur deux mises en scène, notamment sur le « one woman show » d’Isabelle Parsy, comédienne pétillante et très drôle, qui débutera en mars à Aix-en-Provence au théâtre de « La Fontaine d’Argent ».

 

Et puis je pars en tournée avec Isabelle Mergault en janvier 2009 avec la pièce « Croque-Monsieur » que nous avons joué à Paris.

Enfin, cerise sur le gâteau, j’ai commencé le tournage du prochain film de Jean-Pierre Jeunet avec 24 jours de tournage. C'est une très grosse production avec un casting qui vous scotcherait.
Désolé mais je n’ai pas le droit de vous en parler encore… Top Secret !!!

Jean-Pierre jeunet est un réalisateur que j’admire énormément car il a son univers à lui et je suis vraiment ravi d’en faire partie.

Ce métier est fait de hauts et de bas, mais que l’on travaille ou pas, que ce soit de gros ou de petits projets, peu importe, le principal est de prendre du plaisir dans ce que l’on fait et surtout d’en donner aux autres, non ???

 

«  A tout bientôt !!! »

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 11:48

Bonjour fidèles lecteurs !

Je ne vous oublie pas mais nous sommes arrivés avec les comédiens à Avignon le 6 juillet, nous avons fait une vague répétition technique dans les décors le lendemain, puis « couturière » le mercredi 9 juillet.

Le public à la sortie était content, nous moins. Il faut dire que c'était la première fois que nous jouions dans les décors avec accessoires, costumes et régie son et lumière !!! On a fait notre possible mais les miracles n'existent pas.

Un spectacle doit se rôder. Depuis, nous sommes bien installés dans la pièce et nous remplissons tous les soirs, c'est un signe, non? 
Le public est heureux, le bouche à oreille fonctionne à merveille, nous avons eu un très bel article aujourd’hui dans le journal « La Provence ». Nous sommes complets d’un soir à l’autre avec liste d’attente !!! Pas belle la vie !!!

Mon équipe de comédiens est délicieuse. Nous avons bossé dur, mais c'est payant.


Pour moi un spectacle, c’est, en plus de l’histoire racontée, la rencontre de comédiens passionnés, il faut une osmose, élément essentiel entre ceux qui jouent sinon, la voiture n’avance que sur deux roues pour vite risquer de tomber en panne…


La difficulté pour moi est d’avoir les deux casquettes, celle de comédien puisque je joue dans la pièce « Le chalet de l’horreur de la trouille qui fait peur » et celle de metteur en scène. Mais tout se passe formidablement bien. J'ai mon fouet et ma matraque et je sévis durement si nécessaire !!!

J’ai installé mon QG de campagne dans une grande brasserie juste en face du somptueux Palais des Papes, le « IN et OFF ».

Le personnel est adorable et je passe mon temps à papoter avec les serveurs, les gens qui passent et se renseignent sur les spectacles à voir.

Pour ceux qui ne connaissent pas le festival d’Avignon, comment vous dire ?

Nous sommes sur une autre planète. Il y a un monde fou, les compagnies de théâtre circulent dans les rues et participent à des parades afin d’expliquer au public potentiel le bien fondé de leurs spectacles.

Il y a les fameux tracts distribués toute la journée, les affiches qui recouvrent tous les murs, la musique bat son plein, bref, nous sommes comme dans un grand parc d’attraction dans lequel les adultes retrouvent leurs âmes d’enfant !

C’est à voir, je vous le conseille.

Il fait très beau depuis notre arrivée, il y a eu une énorme averse un soir qui a mis en lambeaux quelques affiches mais le lendemain, les compagnies repartaient en campagne d’affichage.

Voilà un petit résumé de mon actualité du moment. Je suis bref mais bon…

Je reviendrai vers vous pour vous raconter comment s’est passé le Festival du Cap d’Agde qui a eu lieu du 20 au 23 juin avec des photos très sympas…


Pour ceux qui y sont, bonnes vacances !

 

« A tout bientôt !!! »

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 11:55

 

Nous finissons de tourner à Malte les séquences de bateau pendant lesquelles nous buvons des tasses mémorables, nous mettons en boîte celles du « Radeau de la Méduse » et autres…

 

Nous faisons une fête avant de quitter nos marins maltais qui sont en pleurs. Véridique !

Ils nous disent que c’est le plus beau tournage auquel ils ont participé tant l’ambiance était bonne, l’équipe si gentille avec eux, les traitant d’égal à égal.

Merci Monsieur Chabat !

Ils nous offrent à tous un tee shirt sur lequel est inscrit :

 

« Send the wind, send the waves » (Lire épisode précédent)

 

Reste à tourner la séquence où Obélix, nageant façon Laure Manaudou, percute notre bateau et le coupe en deux ainsi que celle de l’énorme boulet qui vient exploser notre embarcation.

 

Direction les oueds marocains pour quatorze semaines de tournage.

Nous, les pirates, ne resterons qu’une quinzaine de jours.

 

A Zagora, dans un oued à sec, un énorme sillon de 200 mètres a été creusé afin d’y poser rails et poulies sous-marines  suffisamment puissantes pour que trois maquettes de bateaux de huit mètres de long puissent y être déplacées.

Ensuite pour que l’oued puisse ressembler au Nil il a fallu, pour le remplir, libérer l’eau d’un barrage situé en amont. C’est pas la mer à boire, mais presque…

Cette eau a mis deux semaines pour arriver « à bon port »!

 

Sur notre « faux Nil », nous avons le plaisir de revoir nos marins Maltais à qui la production a fait faire le voyage jusqu’au Maroc.

Nous arrivons très tôt le matin pour tourner afin de profiter d’une lumière exceptionnelle et d’une moindre chaleur. La nuit tombe vite et le froid aussi ! L’hiver est plutôt rude au Maroc. Fin d’après-midi, c’est doudoune pour tout le monde.

 

Nous avons tourné pas mal de scènes qui n’ont pas été montées.

Il ne faut pas non plus diluer le film en allant dans tous les sens.

 

Tout a été tellement bien préparé en amont que la scène où le bateau explose

lorsque Obélix, nageant sur le dos, le traverse de part en part, se passe à merveille.

 

Entre la conception, la préparation, la fabrication, le tournage et la post-production, une centaine de personnes, de "magiciens", ont travaillé pendant près d’un an sur cette séquence pendant laquelle Obélix tire les 15 felouques chargées de tonnes de pierre. L’improvisation n’est pas de mise !

Pendant ce temps, en plein cœur du désert marocain se construit le Palais de César, sous la houlette de l’immense chef décorateur Hoang Thanh At(Sept ans au Tibet ou encore l’Amant).

 

 

Un demi-millier d’ouvriers marocains et français, sous un soleil de plomb, va œuvrer afin que tout soit près pour le tournage. Si vous revoyez le film, ça mérite un petit coup  « d’image par image », tellement chaque petit détail a été pensé  et réalisé avec précision.

Hoang Thanh At a recréé pour la scène du palais en chantier des tas d’objets, outils des sculpteurs, les grues et autres engins de levage…

L’équipe costumes a dû habiller et chausser plus de 2000 figurants pour donner à l’image l’impression d’une fourmilière gigantesque travaillant à la construction du palais. Il a même fallu apprendre à certain à tenir un outil pour sculpter, tailler la pierre ou tirer un traîneau. Eh oui, c’est un métier !

 

Pour cause de tempêtes de sable, le tournage fut stoppé pendant deux jours.

Ca c’est galère ! 2000 figurants ensablés !!!

Il fallut également engager un charmeur de serpents car ces gentilles bestioles venaient s’inviter pour faire de la figuration avec leurs copains les scorpions, araignées et autres…
Alain Chabat, lui,  s'était fait un copain.

Le soir, après le tournage, nous nous retrouvons entre comédiens et techniciens.

Le tournage avait commencé depuis un bon moment au Maroc lorsque nous, les pirates, avons quitté Paris pour rejoindre l’équipe.

Sachant qu’ils étaient « en manque » nous avons eu la bonne idée d’emporter dans nos bagages saucissons, vins, pains et fromages de France…

Quel bonheur pour l’équipe de retrouver un peu la France avec des odeurs un peu plus familières que celles du jasmin ou de l'excrément de chameau...

Cette ambiance de film était celle d’une colonie de vacances, nous avions du mal à nous quitter mais tout a une fin. Vous vivez une immense histoire d’amour sachant très bien qu’elle va finir tôt ou tard.


« Afin de faire perdurer la nôtre », avec mon ami Bernard Farcy, qui ne connaissait pas le Maroc, nous décidons, à la fin du tournage, de nous poser une semaine dans un Riad à Marrakech. Je connais la ville et me propose de faire le guide.

Nous prenons un taxi qui va nous conduire de Ouarzazate à Marrakech.

Nous passons pas mal d’heures faites de routes sinueuses dans un vieux taxi « sans climatisation » pour arriver enfin sains et saufs.

Plusieurs fois Bernard Farcy, a voulu prendre le volant car notre chauffeur, adorable au demeurant, ressemblait plus à un vrai faux pseudo Alain Prost sans en avoir vraiment les compétences.

Notre Riad était en plein cœur du Souk. Avec Bernard, nous partions, après un super petit-déjeuner, à la découverte de la vie des boutiques colorées des marchands.

 






             Je ne peux m’empêcher de citer Charles Baudelaire…

 

 

 

     La nature est un temple où de vivants piliers
     Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
     L’homme y passe à travers des forêts de symboles
     Qui l’observent avec des regards familiers.

  Comme de longs échos qui de loin se confondent
  Dans une ténébreuse et profonde unité,
  Vaste comme la nuit et comme la clarté,
  Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

     Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
     Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
     - Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

  Ayant l’expansion des choses infinies,
  Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
  Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

C’était la page culturelle…


Nous nous rendons tous les deux presque chaque soir sur la célèbre « Place Djamel El fna » afin d’y déguster la cuisine marocaine. La journée, je fais découvrir à Bernard les souks, l’incontournable et fatigant marchandage.

Lorsque nous passons, les marchands nous lancent régulièrement :

« Bijour Laurel et Hardy ! » ou « Bijour Astérix et Obélix »

Ce qui nous amuse, évidemment.

Profitons d’un petit répit, se sont installés dans un luxueux hôtel Isabelle Nanty, Edouard Baer et Charles Berling.

Isabelle met en scène la pièce « Cravate Club » sur Paris. Ils en profitent ainsi pour, entre deux séances piscine, répéter la pièce.

Nous venons passer la journée avec eux avant de retourner dans notre Riad et préparer nos valises pour rentrer sur Paris.

 

Nous nous retrouverons au mois de janvier dans les studios d’Epinay sur Seine afin de tourner les scènes dans lesquelles les pirates font marcher l’invention d’Otis, à savoir l’ascenseur.

 

Laurent Dailland, directeur de la photo, fait des merveilles car il faut raccorder parfaitement l’ambiance « lumière ».

Le soleil de Malte n’est pas le même qu’au Maroc ou à Epinay sur Seine.

Le public doit avoir l’impression que toute l’histoire s’est passée au même endroit. La séquence de la Gaule enneigée est à part car là, la lumière doit être plus froide, voire glaciale.

 

Que de gens de talent sur ce film ! Résultat des courses :

En 2003, le film obtient le César des meilleurs costumes qui est attribué à Philippe Guillotel, Tanino Liberatore et Florence Sadaune, et croyez-moi, c’était mérité.

Trois nominations aux Césars :


Meilleur décor pour Hoang Thanh At.

Meilleur second rôle pour Gérard Darmon et Jamel Debbouze

Je vous redonne l’adresse du « making of », c’est à voir


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18669226&cfilm=28537.html


Je vous le dis…


Si Alain Chabat me contacte pour un autre film, c’est où il veut et quand il veut !


Au fait, vous ne m'auriez pas vu dans le rôle d'Astérix??? 




«  A tout bientôt !!! »

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 15:59

Je vous l’avais promis, le voilà donc cet article concernant le tournage de :


  «  Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre »

 

 

 

 

 

 

 

Je reçois, par un beau jour de printemps, un appel d’Alain Chabat me proposant une rencontre dans sa boite de productions afin de parler du film. J’y rencontre Bernard Farcy, alias Barbe Rouge. Très vite, autour d’un café, le courant passe entre ces personnes de bonne famille un peu déjantée.

Alain nous dit qu’il s’est battu avec la production pour avoir, comme dans la BD, son équipe de pirates. Il avait dit à Claude Berri, producteur :


« Si on enlève les pirates dans ce film, c’est comme si on retirait le Professeur Tournesol dans Tintin. »

Alain Chabat nous annonce qu’il nous a choisi pour ces rôles là ; On lit donc le scénario et on lui donne la réponse assez vite.

Sitôt rentré chez moi, je dévore le texte et tout au long de la lecture, je vois les images du film passer dans mon imaginaire. C’est clair, c’est évident, c’est magnifique d’humour, de poésie, et en plus c’est truffé de gags.

Je téléphone le lendemain pour lui donner mon accord et nous décidons de nous revoir dans un restaurant japonais afin de parler des personnages, car jusqu’où aller dans le jeu sans tomber dans la caricature tout en restant dans l’esprit de la BD de Goscinny et Uderzo.

Je suis sidéré de voir avec quelle décontraction Alain vit son film, et lorsque je lui pose la question :

« Tu te rends compte de la lourdeur du tournage de ce film et des difficultés énormes que tu vas rencontrer… »

Il me répond en reprenant un sushi et deux sashimi :

« Il y a deux plans un peu compliqué à tourner, sinon pas de souci, ça baigne. »

Pour un futur pirate le « ça baigne » est très parlant.

Nous voilà à essayer perruques, costumes et jambe de bois en ce qui me concerne.

Un mois auparavant, en jouant au football, je me suis fait une double entorse, et malgré les soins, je déguste !

On me fixe le pilon avec la cheville meurtrie repliée et bandée sur la fesse !

Je serre les dents, mon kiné m’avait annoncé que je ne pourrais pas tourner ce rôle de pirate, je lui avais répondu que si contre « Vents et marées !!! »

J’ai la chance d’assister aux essais de perruque de Claude Rich, acteur merveilleux de talent et homme particulièrement délicieux.

Au fur et à mesure, je vois apparaître le personnage de Panoramix avec sa douceur et son humanité.

Je confirme que je n’ai jamais vu une ambiance de tournage comme celle-là.

Pour preuve tous les témoignages sincères que vous trouverez sur Allociné :

 http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18669226&cfilm=28537.html

Nous sommes tous des enfants pressés de jouer, c’est vraiment le terme.

Toute l’équipe est dévouée à son chef d’orchestre maître Chabat qui a toujours le sourire. Il est heureux de vivre, il a une pêche d’enfer qu’il arrive à transmettre à tout le monde.

 

 

 

Vous n’imaginez pas le travail effectué par toutes ces petites mains qui ont oeuvré sur toutes les perruques.
C’est à une perle près en plus ou en moins !

Alain Chabat me dit qu’il va être obligé de faire un gros plan sur chaque perruque car chacune d’entre elle est une œuvre d’art.

Idem pour les costumes et les accessoires, nous parlerons des décors plus tard…

Cette fourmilière s’active afin que les premiers tours de manivelle puissent être donnés au mois d’août.

Les premières séquences tournées seront celles de pirates. Nous tournons deuxième quinzaine d’août à Malte.

Cet archipel a été choisi pour ses studios aquatiques, en effet nous travaillons sur un immense bassin en plein air qui se confond avec la mer.

C’est dans ce lieu inondé de lumière où la température avoisine entre 40° et 45°que se sont tournés les plus grands films américains ou étrangers.

On y trouve des sous marins posés dans des entrepôts ou des galions un peu abîmés par le temps.

Alain Chabat dispose de machines pour faire les vagues et d’immenses hélices qui, en tournant, nous envoie une fausse brise afin que le bateau puisse être secoué dans tous les sens. Quant à Bernard Farcy, voyez la photo, c'est le roi du monde !!!

Nous entendrons régulièrement Alain Chabat muni de son porte voix annoncer :

« Send the wind, send the waves ! » (Envoyez le vent, les vagues !)

Aussitôt nous nous retrouvions comme des pop corn sur le bateau, il faut avoir le sens de l’équilibre pour tenir debout avec une jambe de bois !

L’équipe des pirates était constituée pour la majorité de marins maltais très costaux et bien burinés. Bernard Farcy, Mouss Diouf, Philippe Chany le génial compositeur des musiques du film, Robert Kéchichian, réalisateur deuxième équipe et moi-même formions l’équipe française. Nous parlions beaucoup avec les Maltais par gestes ou dans un très mauvais pseudo anglais.

Alain Chabat venait tous les matins serrer la main de tout le monde avec un vrai et grand sourire.

Comment voulez-vous tourner une comédie si le réalisateur « tire la tronche » et ne respecte pas techniciens ou comédiens ???

Et pourtant il en existe encore de ces gens d’une « race dite supérieure ». Passons !

Jamel Debbouze avait la loge à côté de la mienne. Elles étaient climatisées, ce qui est une bonne idée mais lorsque nous devions sortir pour aller sur le bassin…

Je l’entendais régulièrement hurler :

 
« Je vais mourir, il fait trop chaud dehors, il fait trop froid dedans ! »


Heureusement son frère Momo l’accompagnait car lorsque Jamel, un peu nerveux le garçon, vous dit quelque chose…

Je demandais régulièrement à son frère s’il pouvait traduire ses propos, ce à quoi Jamel me répondait :

 
« T’es pas français toi, tu comprends jamais ce que je dis ! »


Garçon adorable, je le confirme vraiment.

Afin de déplacer les différents bateaux sur le bassin, il y avait comme des tracteurs des mers dotés de pinces. Ils étaient montés sur d’énormes pneus et marchaient au gasoil.

La température était tellement élevée que nous avons eu, au début, plaisir à tourner les scènes dans l’eau. Cela n’a duré qu’un temps car ces « tracteurs » dégazaient régulièrement et le bassin contenait plus de carburant nauséabond que d’eau de mer. Ah ! Pénibilité du travail ! Il faudra que j’en parle à un syndicat.

Interdiction formelle de fumer dans l’eau au risque d’exploser !!!

Ma perruque, fabriquée à Londres, qui a coûté dans les 4000 € n’a pas résisté à l’épreuve de cette eau mi-salée, mi mazoutée. Le soir même de sa première utilisation, l’équipe coiffure a été obligée de courir en ville pour trouver une équivalence qui soit raccord. Trop forts, ils ont parfaitement réussi !


Les températures extrêmes rendent fous, pour preuve, ces trois photos avec Bernard Farcy devant la porte des loges.
Au début tout va bien puis d’un coup, il pète les plombs.

 

 

 

 

 

 

Mon côté « vieille mémère », les cheveux en chignon, a dû l’exciter !












Ne montrez pas ces photos, je ne veux pas que Bernard ait des problèmes avec sa charmante épouse ou son adorable fille (en photo) !!! Et moi non plus !!!



Lorsque nous rentrions le soir à l’hôtel en guenilles, pressés d’aller prendre un vrai bain sans mazout, notre seule envie était de redescendre au plus vite afin de tous nous retrouver autour d’un verre puis d’un repas. Pourquoi faire, me direz-vous?

Pour parler des scènes à tourner le lendemain.
Un souvenir indélébile que je vais essayer de vous donner.

Moi qui suis à la musique ce que Mozart est au cappuccino, je retrouvais au piano du bar de l’hôtel Philippe Chany, compositeur du film. Il me jouait quelques morceaux de ce qu’allaient être les musiques du film.

Pour les scènes des pirates, j’ai pensé à ça, me disait-il..

Et il jouait vaguement des notes qu’il avait imaginées dans la journée.


« Pour Cléopâtre, son arrivée, ce serait ça ??? Bon, il faut imaginer ce morceau avec cuivres et percussions… Tout cela enregistré à Londres… »


Je comprenais tout et m ‘envolais vers le paradis du fa diminué ou du demi-soupir de la croche.


Prochain épisode, la suite de « Mission Cléopâtre » suite et fin de Malte et tournage au Maroc ainsi qu'à Epinay sur Seine en studio…

 



SALAM ALIKOUM…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malte

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 19:25

Si vous venez visiter les couloirs de mon blog, c’est le moment de vous parler du film :


« Les Visiteurs 2 ou "Les couloirs du temps" »…

 

Comme je vous le disais dans l’épisode 26, j’ai eu le grand plaisir de travailler avec Clémentine Célarié et Marie-Anne Chazel dans la pièce de théâtre « Drôle de couple ».

Christian Clavier venait très souvent assister aux représentations car il aimait beaucoup cette pièce.

Lors d’un dîner d’après spectacle avec Jean Reno, il m’annonçait qu’il avait songé à un rôle pour moi dans le film.


J’allais donc interpréter ce personnage de chef d’orchestre quelque peu crooner qui portait le nom de Lucien Remoux.


Le réalisateur, Jean-Marie Poiré, m’annonçait que j’allais chanter la chanson

« Je vends des pommes, des poires et des scoubidoubidou Ah !!! »


 

 

 

C'est cette célèbre chanson immortalisée par le très beau Sacha Distel dans les années 60.


J’avoue que le costume était top quant à la coupe de cheveux, un travail d’orfèvre du coiffeur qui m’avait ajouté un « toupet frontal » de première.

Le tournage s’est passé entre mars et juillet 1997, pour une sortie prévue en février 1998.


Nous tournions la scène du mariage dans le château d’Ermenonville, encore plus beau sous un magnifique soleil.

 

En attendant de mettre en boîte la scène du bal des mariés dans ma tenue de crooner, je me retrouvais confortablement assis à côté de Marie-Anne sous un chêne centenaire, à lézarder au soleil, alors que Christian Clavier et Jean Reno, étaient, eux, assis « vulgairement » dans l’herbe. Vu comme ils étaient habillés, ils ne risquaient pas de se salir…

 

J’arborais fièrement ma tenue d’homme orchestre et surtout cette sublime chemise saumon à jabot.

On vient enfin nous chercher pour le tourner la scène pendant laquelle Clavier et Reno se mettent à jouer avec mon micro.

Voyant que Jean-Marie Poiré aimait que les acteurs se « lâchent » dans des improvisations, je rajoutais dans mon texte :

 

« Non mais ça va pas! Un micro à trois mille balles !!! »

 

Cela amusât beaucoup l’équipe et c’est cette prise qui fut montée.

Quant à chanter avec un orchestre derrière, des chœurs dont c’est le métier et une chanson qui est jouée dans une hauteur de voix qui n’était pas la mienne, je ne vous raconte pas…


Je me demande comment font tous ces soit disant chanteurs pour se lancer dans de telles aventures. Vive le play-back !

Jean-Marie s’est éclaté à faire pas mal de prises dans tous les axes, c’est un réalisateur qui adore avoir la caméra à l’épaule et qui aime choper des images à l’arrache.

Parfois cela donne des faux raccords mais le film est monté tellement « cut »...


A l’arrivée, heureusement pour le public, un vrai chanteur prêta sa voix pour me doubler dans la chanson.

L’ambiance de tournage fut excellente, il y avait beaucoup de seconds rôles amusants à défendre et pour moi le regret de rendre au coiffeur ces magnifiques cheveux qu’il m’avait collé sur la tête l'espace d'un moment...

 

« A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

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