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  • : Michel Crémadès... Ma vie d'homme, ma vie d'artiste
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  • : Vous parler de ma passion, pousser mes coups de gueules, ouvrir pour vous un peu le livre de ma vie et peut-être répondre aux interrogations que vous avez quant à mon métier d'acteur...
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Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 15:59

Je vous l’avais promis, le voilà donc cet article concernant le tournage de :


  «  Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre »

 

 

 

 

 

 

 

Je reçois, par un beau jour de printemps, un appel d’Alain Chabat me proposant une rencontre dans sa boite de productions afin de parler du film. J’y rencontre Bernard Farcy, alias Barbe Rouge. Très vite, autour d’un café, le courant passe entre ces personnes de bonne famille un peu déjantée.

Alain nous dit qu’il s’est battu avec la production pour avoir, comme dans la BD, son équipe de pirates. Il avait dit à Claude Berri, producteur :


« Si on enlève les pirates dans ce film, c’est comme si on retirait le Professeur Tournesol dans Tintin. »

Alain Chabat nous annonce qu’il nous a choisi pour ces rôles là ; On lit donc le scénario et on lui donne la réponse assez vite.

Sitôt rentré chez moi, je dévore le texte et tout au long de la lecture, je vois les images du film passer dans mon imaginaire. C’est clair, c’est évident, c’est magnifique d’humour, de poésie, et en plus c’est truffé de gags.

Je téléphone le lendemain pour lui donner mon accord et nous décidons de nous revoir dans un restaurant japonais afin de parler des personnages, car jusqu’où aller dans le jeu sans tomber dans la caricature tout en restant dans l’esprit de la BD de Goscinny et Uderzo.

Je suis sidéré de voir avec quelle décontraction Alain vit son film, et lorsque je lui pose la question :

« Tu te rends compte de la lourdeur du tournage de ce film et des difficultés énormes que tu vas rencontrer… »

Il me répond en reprenant un sushi et deux sashimi :

« Il y a deux plans un peu compliqué à tourner, sinon pas de souci, ça baigne. »

Pour un futur pirate le « ça baigne » est très parlant.

Nous voilà à essayer perruques, costumes et jambe de bois en ce qui me concerne.

Un mois auparavant, en jouant au football, je me suis fait une double entorse, et malgré les soins, je déguste !

On me fixe le pilon avec la cheville meurtrie repliée et bandée sur la fesse !

Je serre les dents, mon kiné m’avait annoncé que je ne pourrais pas tourner ce rôle de pirate, je lui avais répondu que si contre « Vents et marées !!! »

J’ai la chance d’assister aux essais de perruque de Claude Rich, acteur merveilleux de talent et homme particulièrement délicieux.

Au fur et à mesure, je vois apparaître le personnage de Panoramix avec sa douceur et son humanité.

Je confirme que je n’ai jamais vu une ambiance de tournage comme celle-là.

Pour preuve tous les témoignages sincères que vous trouverez sur Allociné :

 http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18669226&cfilm=28537.html

Nous sommes tous des enfants pressés de jouer, c’est vraiment le terme.

Toute l’équipe est dévouée à son chef d’orchestre maître Chabat qui a toujours le sourire. Il est heureux de vivre, il a une pêche d’enfer qu’il arrive à transmettre à tout le monde.

 

 

 

Vous n’imaginez pas le travail effectué par toutes ces petites mains qui ont oeuvré sur toutes les perruques.
C’est à une perle près en plus ou en moins !

Alain Chabat me dit qu’il va être obligé de faire un gros plan sur chaque perruque car chacune d’entre elle est une œuvre d’art.

Idem pour les costumes et les accessoires, nous parlerons des décors plus tard…

Cette fourmilière s’active afin que les premiers tours de manivelle puissent être donnés au mois d’août.

Les premières séquences tournées seront celles de pirates. Nous tournons deuxième quinzaine d’août à Malte.

Cet archipel a été choisi pour ses studios aquatiques, en effet nous travaillons sur un immense bassin en plein air qui se confond avec la mer.

C’est dans ce lieu inondé de lumière où la température avoisine entre 40° et 45°que se sont tournés les plus grands films américains ou étrangers.

On y trouve des sous marins posés dans des entrepôts ou des galions un peu abîmés par le temps.

Alain Chabat dispose de machines pour faire les vagues et d’immenses hélices qui, en tournant, nous envoie une fausse brise afin que le bateau puisse être secoué dans tous les sens. Quant à Bernard Farcy, voyez la photo, c'est le roi du monde !!!

Nous entendrons régulièrement Alain Chabat muni de son porte voix annoncer :

« Send the wind, send the waves ! » (Envoyez le vent, les vagues !)

Aussitôt nous nous retrouvions comme des pop corn sur le bateau, il faut avoir le sens de l’équilibre pour tenir debout avec une jambe de bois !

L’équipe des pirates était constituée pour la majorité de marins maltais très costaux et bien burinés. Bernard Farcy, Mouss Diouf, Philippe Chany le génial compositeur des musiques du film, Robert Kéchichian, réalisateur deuxième équipe et moi-même formions l’équipe française. Nous parlions beaucoup avec les Maltais par gestes ou dans un très mauvais pseudo anglais.

Alain Chabat venait tous les matins serrer la main de tout le monde avec un vrai et grand sourire.

Comment voulez-vous tourner une comédie si le réalisateur « tire la tronche » et ne respecte pas techniciens ou comédiens ???

Et pourtant il en existe encore de ces gens d’une « race dite supérieure ». Passons !

Jamel Debbouze avait la loge à côté de la mienne. Elles étaient climatisées, ce qui est une bonne idée mais lorsque nous devions sortir pour aller sur le bassin…

Je l’entendais régulièrement hurler :

 
« Je vais mourir, il fait trop chaud dehors, il fait trop froid dedans ! »


Heureusement son frère Momo l’accompagnait car lorsque Jamel, un peu nerveux le garçon, vous dit quelque chose…

Je demandais régulièrement à son frère s’il pouvait traduire ses propos, ce à quoi Jamel me répondait :

 
« T’es pas français toi, tu comprends jamais ce que je dis ! »


Garçon adorable, je le confirme vraiment.

Afin de déplacer les différents bateaux sur le bassin, il y avait comme des tracteurs des mers dotés de pinces. Ils étaient montés sur d’énormes pneus et marchaient au gasoil.

La température était tellement élevée que nous avons eu, au début, plaisir à tourner les scènes dans l’eau. Cela n’a duré qu’un temps car ces « tracteurs » dégazaient régulièrement et le bassin contenait plus de carburant nauséabond que d’eau de mer. Ah ! Pénibilité du travail ! Il faudra que j’en parle à un syndicat.

Interdiction formelle de fumer dans l’eau au risque d’exploser !!!

Ma perruque, fabriquée à Londres, qui a coûté dans les 4000 € n’a pas résisté à l’épreuve de cette eau mi-salée, mi mazoutée. Le soir même de sa première utilisation, l’équipe coiffure a été obligée de courir en ville pour trouver une équivalence qui soit raccord. Trop forts, ils ont parfaitement réussi !


Les températures extrêmes rendent fous, pour preuve, ces trois photos avec Bernard Farcy devant la porte des loges.
Au début tout va bien puis d’un coup, il pète les plombs.

 

 

 

 

 

 

Mon côté « vieille mémère », les cheveux en chignon, a dû l’exciter !












Ne montrez pas ces photos, je ne veux pas que Bernard ait des problèmes avec sa charmante épouse ou son adorable fille (en photo) !!! Et moi non plus !!!



Lorsque nous rentrions le soir à l’hôtel en guenilles, pressés d’aller prendre un vrai bain sans mazout, notre seule envie était de redescendre au plus vite afin de tous nous retrouver autour d’un verre puis d’un repas. Pourquoi faire, me direz-vous?

Pour parler des scènes à tourner le lendemain.
Un souvenir indélébile que je vais essayer de vous donner.

Moi qui suis à la musique ce que Mozart est au cappuccino, je retrouvais au piano du bar de l’hôtel Philippe Chany, compositeur du film. Il me jouait quelques morceaux de ce qu’allaient être les musiques du film.

Pour les scènes des pirates, j’ai pensé à ça, me disait-il..

Et il jouait vaguement des notes qu’il avait imaginées dans la journée.


« Pour Cléopâtre, son arrivée, ce serait ça ??? Bon, il faut imaginer ce morceau avec cuivres et percussions… Tout cela enregistré à Londres… »


Je comprenais tout et m ‘envolais vers le paradis du fa diminué ou du demi-soupir de la croche.


Prochain épisode, la suite de « Mission Cléopâtre » suite et fin de Malte et tournage au Maroc ainsi qu'à Epinay sur Seine en studio…

 



SALAM ALIKOUM…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malte

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 19:25

Si vous venez visiter les couloirs de mon blog, c’est le moment de vous parler du film :


« Les Visiteurs 2 ou "Les couloirs du temps" »…

 

Comme je vous le disais dans l’épisode 26, j’ai eu le grand plaisir de travailler avec Clémentine Célarié et Marie-Anne Chazel dans la pièce de théâtre « Drôle de couple ».

Christian Clavier venait très souvent assister aux représentations car il aimait beaucoup cette pièce.

Lors d’un dîner d’après spectacle avec Jean Reno, il m’annonçait qu’il avait songé à un rôle pour moi dans le film.


J’allais donc interpréter ce personnage de chef d’orchestre quelque peu crooner qui portait le nom de Lucien Remoux.


Le réalisateur, Jean-Marie Poiré, m’annonçait que j’allais chanter la chanson

« Je vends des pommes, des poires et des scoubidoubidou Ah !!! »


 

 

 

C'est cette célèbre chanson immortalisée par le très beau Sacha Distel dans les années 60.


J’avoue que le costume était top quant à la coupe de cheveux, un travail d’orfèvre du coiffeur qui m’avait ajouté un « toupet frontal » de première.

Le tournage s’est passé entre mars et juillet 1997, pour une sortie prévue en février 1998.


Nous tournions la scène du mariage dans le château d’Ermenonville, encore plus beau sous un magnifique soleil.

 

En attendant de mettre en boîte la scène du bal des mariés dans ma tenue de crooner, je me retrouvais confortablement assis à côté de Marie-Anne sous un chêne centenaire, à lézarder au soleil, alors que Christian Clavier et Jean Reno, étaient, eux, assis « vulgairement » dans l’herbe. Vu comme ils étaient habillés, ils ne risquaient pas de se salir…

 

J’arborais fièrement ma tenue d’homme orchestre et surtout cette sublime chemise saumon à jabot.

On vient enfin nous chercher pour le tourner la scène pendant laquelle Clavier et Reno se mettent à jouer avec mon micro.

Voyant que Jean-Marie Poiré aimait que les acteurs se « lâchent » dans des improvisations, je rajoutais dans mon texte :

 

« Non mais ça va pas! Un micro à trois mille balles !!! »

 

Cela amusât beaucoup l’équipe et c’est cette prise qui fut montée.

Quant à chanter avec un orchestre derrière, des chœurs dont c’est le métier et une chanson qui est jouée dans une hauteur de voix qui n’était pas la mienne, je ne vous raconte pas…


Je me demande comment font tous ces soit disant chanteurs pour se lancer dans de telles aventures. Vive le play-back !

Jean-Marie s’est éclaté à faire pas mal de prises dans tous les axes, c’est un réalisateur qui adore avoir la caméra à l’épaule et qui aime choper des images à l’arrache.

Parfois cela donne des faux raccords mais le film est monté tellement « cut »...


A l’arrivée, heureusement pour le public, un vrai chanteur prêta sa voix pour me doubler dans la chanson.

L’ambiance de tournage fut excellente, il y avait beaucoup de seconds rôles amusants à défendre et pour moi le regret de rendre au coiffeur ces magnifiques cheveux qu’il m’avait collé sur la tête l'espace d'un moment...

 

« A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 12:29

Un petit coucou en passant pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de Pâques à toutes et à tous.

Aujourd’hui est un jour un peu spécial. C’est mon anniversaire........

Une année de plus ! Remarquez, je ne vais pas me plaindre, c’est pour tout le monde la même chose…


File0003.jpgHier samedi, entre les deux représentations de « Croque-Monsieur", nous avons bu  quelques coupettes de champagne dans le « Foyer des comédiens » de ce magnifique Théâtre des Variétés.

Comédiens et techniciens avons pu ainsi trinquer, un jour en avance, à cet évènement planétaire qui est le jour de ma naissance…

La « libation » fut bonne. Je vous donne quand même la définition de ce mot d’après Wikipédia :

 

Une libation est un rituel religieux consistant en la présentation d'une boisson en offrande à un dieu.

 

J’ai quand même le droit de me prendre pour Dieu juste un soir, non ?

 

La prestation du soir, malgré les bulles, fut excellente, je vous rassure. 

File0002.jpg

Contrairement à ce que vous pensez, cette scène de danse avec Isabelle figure bien dans la mise en scène d'Alain Sachs. 


Je vous offre quelques photos prises par Daniel Sachs, que je remercie pour son talent, voyez comme ça swingue dans notre pièce !







Enfin et malheureusement arrive l'heure des saluts !File0001.jpg C'est le moment de quitter notre public d'un soir...

Encore une histoire d'amour trop brève, mais demain, une autre rencontre avec un autre public verra le jour...

Que ce que je dis est beau ! Quand je me comparais à Dieu, voyez que je n'étais pas très loin de la vérité...

Je vous rassure, je n'utilise aucune substance hallucinogène ...


J’en profite pour publier d’autres photos que j’ai retrouvé du temps de la tournée de « Fréderick ou le boulevard du crime » (Voir épisodes 31 et 32…)


Pour un comédien, c'est une fête d'être sur scène tous les soirs, aussi nous la pFile0001-copie-1.jpgrolongeons quelquefois un peu tard dans la nuit, histoire déjà que notre corps se débarasse de toute l'adrénaline produite pendant le spectacle. 

Un petit cigare Jean-Paul?

Ou bien nous partons dans des plans un peu délire.

Sur cette photo, Belmondo, Khorsand et Jean-Claude Arnaud avaient décidé de déterrer la hache de guerre...


Grands enfants nous sommes, souhaitons que nous le resterons longtemps.

N'oubliez pas, vous aussi votre enfance et surtout la joie de vivre.
File0001---Copie.jpg
La vie passe vite et l'on s'embête trop souvent avec nos soit-disant petits malheurs....

Le mien est que j'ai un an de plus aujourd'hui!!!

Je ne vais pas m'en remettre...

La dernière photo... File0001---Copie--2-.jpg

Il n'est pas beau notre Philippe avec sa charmante épouse Théodora???




" A tout bientôt !!! "

 

 

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 13:34
Quelques nouvelles en passant…
Non, je ne suis pas sur les planches dans une station de ski mais toujours sur celles du Théâtre des Variétés.
« Croque-Monsieur » avec, notamment Isabelle Mergault, continue de se porter très bien, nous poursuivons notre « carton ».
Quelle belle équipe de comédiens, c’est un bonheur de se retrouver tous les soirs.
Un public de 7 à 77 ans vient nous applaudir.undefined

Même ma petite fille Maëlys, qui fête ses neuf mois jour pour jour, a décidé de venir.

Au début de la pièce, c’est l’étonnement, mais le miracle se produit.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Son grand-père entre en scène et voilà le résultat… undefined

J’espère que vous croyez ce que je vous raconte. 
Un comédien ne ment jamais !
 
« Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge. »        
 
Que du bonheur !!!
Nous avons encore fait, sous la houlette d’Alain Sachs, des coupes de textes afin de dynamiser encore et encore la pièce.
Une tournée est prévue pour janvier 2009.
Qu’on se le dise. 
Vu le succès, il est même question de donner deux représentations sur la Station Spatiale Internationale... Si, si !
 
Entre temps je me suis lancé sur deux mises en scène.
Une pour le Festival d’Avignon avec cinq comédiens formidables, nous serons au Petit Théâtre du « Lucernaire-Avignon »…
La pièce est écrite par la talentueuse Patricia Levrey et quand je dis « talentueuse », je veux insister sur son talent de tueuse.
Vous comprendrez lorsque je vous dirai que le titre de la pièce est :
« Le chalet de l’horreur de la trouille qui fait peur… »
Ca dézingue à tour de bras… Mais plus dans les répliques, rassurez-vous !
Quant à l’autre pièce, si vous êtes dans l’Yonne ou région Bourgogne, je la monte avec la Compagnie du TMS.

undefinedIl s’agit de « Frou-Frou les Bains », une pièce du talentueux Patrick Haudecoeur.
Ce sera à partir de janvier 2009… Nous commencerons sûrement par jouer dans ce magnifique théâtre de la ville de Sens.

…Attention cette pièce nuit gravement à la morosité…
 
J’arrête là, je dois mettre mon habit de lumière car nous jouons en matinée.
Dans l'un de mes prochains épisodes, je vous raconterai mes anecdotes de tournage et mes différentes rencontres sur le film « Astérix, Mission Cléôpatre ».
Je vous mets l’eau salée à la bouche...
Normal pour un pirate comme « Triple Patte » qui n’a pas arrêté de boire la tasse.
 
Grande équipe, Alain Chabat royal, que dis-je « Empereur romain » !
 
Il n’a pas besoin, lui, de prendre des people pour faire un grand film.
Il travaille le scénario à fond et il prend surtout de vrais comédiens…
 
«  A tout bientôt !!! »
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 00:36
 
Ce matin nous avons dit un dernier salut à notre ami Philippe Khorsand en la chapelle Saint Roch à Paris.
Tous ses potes étaient présents pour lui rendre un dernier hommage.
Plusieurs d’entre eux firent des discours aussi touchants les uns que les autres. Que ce soit Eva Darlan, Jean-Michel Ribes ou encore Bernard Le Coq, ici en photo lors d’un tournage.
On peut dire que le comédien a fait salle comble et l’émotion fut très forte lorsque, lors du passage du cercueil dans l’allée principale jusqu’au bas des marches, il eut droit à un tonnerre d’applaudissements. 
 
Le spectacle continue mais je ne peux que me remémorer les bons moments de la tournée avec Jean-Paul Belmondo et Philippe Khorsand.
Je n’oublie pas les autres car l’équipe était formidable, le rire était toujours de rigueur !
 
Un soir, dans un théâtre pourvu d’un grand ascenseur, j’avais eu l’idée saugrenue d’y installer ma loge. Table de maquillage, miroir, penderie, mes costumes et moi, à moitié dénudé…
Je me rappelle Natty et Jean-Paul, entre autres, y entrant et en ressortant immédiatement en s’excusant, croyant l’espace d’un instant qu’ils bousculaient mon intimité en se trompant de porte.
A force de monter et de descendre au grè des appels, je m'étais attrapé une de ces envies de vomir! C'est malin, juste avant de jouer.
 
Un soir de 31 décembre, c’était à Bruxelles. J’avais fait mes courses l’après-midi et entre deux scènes, je m’étais mis des bas résilles, une culotte à dentelles d’un rouge pétant, des talons hauts et un bustier à fleurs sans oublier des plumes dans les cheveux afin d’attirer les rires de Jean-Paul dans sa fameuse scène dramatique. Je voyais son regard briller et son texte partir de traviole.
Après nous étions sortis fêter la nouvelle année 2000 dans un restaurant de la ville.
On en a fait des restaurants, des sorties nocturnes…
Il a eu de la chance notre Bébel de rencontre Natty avant moi!!!
Quelle belle personne, autant physiquement que par sa gentillesse, sa joie de vivre et son humanité.
 
On a même fêté un soir l'anniversaire de Jean-Paul.
C'était en Belgique, j'étais venu le voir dans sa loge pour lui dire que je n'en revenais pas de voir qu'il avait autant de fans qui lui envoyaient du courrier du monde entier.
J'avais donc pris la peine de lui offrir un coupe-papier ou ouvre-lettres mais de fabrication belge et à sa taille d'athlète.
Ce fut l'attraction de la soirée.
Bebel était devenu Excalibur, il manquât même d'étêter votre serviteur!!!
A la fin de cette tournée, sachant que j’allais démarrer une nouvelle pièce, afin de le mettre dans le programme, Jean-Paul me fit un mot.
Que dire… Mon ego en prend encore un vieux coup !
 
J’ai une pensée également pour Monsieur Jean Davy qui fit toute la tournée avec nous.
Il était brillantissime sur scène. Il avait 89 ans !!!
Cet homme a parcouru le monde entier défendant le théâtre français et une fois je lui demandais dans quels théâtres avait-il joué.
Il me répondit avec sa voix si chaude :
 
« Il vaut mieux me demander dans quel théâtre je n’ai pas joué, ça ira plus vite… »
 
Au Canada, un soir de fête, nous avions joué dans un immense théâtre plein à craquer.
C’était fantastique ! Je ne me souviens plus du nombre de rappels…
Des bonnes sœurs en cornettes étaient venues nous féliciter et avec leur délicieux accent canadien, elle nous dirent :
 
« Merci infiniment pour ce magnifique spectacle, vous nous avez beaucoup fait jouir. »
 
Cela ne s’invente pas…
Mais avec Philippe Khorsand et sa femme Théodora, nous avions, ce soir là, été pris de cours pour réserver. Nous avons marché au moins une heure à la recherche d’un endroit sympa. Il était tard et tout était fermé, aussi nous nous sommes retrouvés dans un boui-boui infâme.
La photo avec Philippe prouve mes dires. Cela resta un super souvenir.
Eh oui ! Après la grandeur d’une salle en délire, la décadence d’un sordide troquet…
Mon cher Philippe, je te dédie cet article et pour reprendre ta phrase célèbre dans l’émission « Palace »…
 
« Je peux……… »
 
Oui… Tu peux t'en aller faire rire les anges, mais tu vas nous manquer.
 
 
« A tout bientôt !!! »
 
 
 

 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 18:33
Je viens d’apprendre le décès de Philippe Khorsand, je vous en parlais dans l’épisode 31.
 
Il devait venir voir « Croque-Monsieur » avec Théodora, son épouse, le soir de la première, mais le jeudi 24 janvier, la salle était pleine et, par téléphone, on avait convenu qu’ils viendraient tous les deux jeudi prochain.
Je pense à sa femme et ses enfants, bien évidemment.
J’ai des photos de la tournée théâtrale avec lui et Jean-Paul Belmondo,
je ferai un prochain article et vous parlerai de lui.
Je suis vraiment très triste d’apprendre cette nouvelle.
Je l’imagine en train de nous dire :
 
Appelez-moi toujours comme vous le faisiez avant
Je vous entendrai
Je continue de vous aimer.
 
Il faut reprendre le cours de votre vie.
Ne pas être triste
Le fil ne sera jamais coupé
 
J'ai pris une route différente
Je ne suis pas loin, juste à côté
Je fais partie de vos pensées.
 
Salut mon partenaire de scène, mon ami, et merci pour tout ce que j’ai appris à tes côtés.
Il nous regarde et l'air malicieux, il dit:
" Je peux ???........."
Et il s'en va faire rire les anges.
 
« A tout bientôt !!! »
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 12:22
Bonjour les fidèles !
Je ne reste pas longtemps car aujourd’hui samedi nous avons deux représentations… (Dur, dur, mais quel bonheur !)
Vous dire que la première s’est plutôt bien passée, la seconde représentation était nettement meilleure.
Ah le théâtre ! Ce serait tellement mieux s’il n’y avait pas de texte !!!
Entre temps nous avons fait des coupes afin de dynamiser l’ensemble. Pas facile, vous apprenez pendant des semaines des répliques qu’il faut oublier en une heure de temps et imprimer de nouveaux déplacements.
Ce genre de pièce a besoin de rodage. C’est un peu la corde raide et en même temps, c’est très excitant.
Le public a l’air d’apprécier à entendre les applaudissements à la fin et il est tellement agréable de jouer devant une salle archi pleine.
Merci à tous pour vos commentaires et vos encouragements qui me vont droit au ventricule gauche.
Je serai plus bavard la prochaine fois, mais là…
Rasage, douche, plat de pâtes pour les sucres lents, arrivée au théâtre.
Le metteur en scène nous donne des notes de ce qui s’est passé la veille afin d’améliorer encore les choses, concentration, échauffement du corps, des cordes vocales, le public entre, l’adrénaline monte, on relit notre texte puis on nous annonce :
 
« Spectacle dans trente minutes »
 
Puis quinze, puis cinq minutes et enfin :
 
« En scène, s’il vous plait. »
 
Isabelle Mergault attaque, au bout de deux minutes j’entre, et c’est parti !
 
Alea jacta est !
 
« A tout bientôt !!! »
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 00:43
Il ne reste que quelques heures avant le grand saut au théâtre des Variétés.
Cet après-midi nous avons encore modifié certaines choses, des déplacements, changé des accessoires, réglé les hauteurs de voix, passé en revue les saluts ou rectifié les derniers ourlets de pantalon, quant à la technique, je ne vous en parle pas. C’est chaud pour eux !
Alain Sachs, le metteur en scène et Philippe Quillet pour la lumière, sont très exigeants et le temps passe vite… 
La musique composée par Patrice Peyrieras colle parfaitement à la pièce. Elle est géniale.
Mais, évidemment, on se pose encore des tas de questions…
Cela peut paraître ridicule ou dérisoire mais malgré le nombre d’années passées sur les planches ou devant des caméras, on a toujours et encore ce même trac jubilatoire, je parle pour moi, j’ai cette chance!
Certains de mes camarades, eux, sont sans dessus dessous…
Les réservations vont bon train pour « Croque-Monsieur ». Nous sommes ravis de l'engouement des spectateurs.
Ils ont payé, ils ont droit à un spectacle dans lequel comédiens et techniciens vont mettre leurs tripes.
Je compare une première à un accouchement, c’est à la fois le bonheur et la douleur…
Nous allons enfin savoir si le public adhère ou pas au travail que nous avons fourni durant plus d’un mois. Va t-il aimé la pièce, serons-nous à la hauteur ?
La comédie est un art difficile car, on le dit, et c’est vrai, faire rire est la chose la plus difficile à faire. Il faut un rythme, un tempo bien réglé, de la précision.
Un regard mal placé, une phrase donnée trop tôt ou trop tard et une scène peut basculer. C’est de la chirurgie. Nous devons tous être précis, concentrés et heureux de donner notre énergie.
Notre amie « adrénaline » est là pour nous aider mais un trac mal placé peut tout foutre en l’air…
Le 24, dans l’après-midi, nous allons encore répéter quelques passages de la pièce, histoire de chauffer la gomme, puis un peu de repos, une petite alimentation énergétique, des encouragements mutuels, une solitude effrayante mais un plaisir intérieur si indescriptible.
Une équipe de France 2 sera présente pour filmer les ultimes moments avant que le paquebot ne quitte le port.
Vous pourrez voir, lors d’un journal sur cette chaîne, nos mines faussement réjouies ou réellement défaites…
J’y pense, samedi 26 au soir sur France 2, sera diffusée « La Dame de chez Maxim ».
C’est la première fois que je joue le rôle d’un ecclésiastique, l’abbé Chantreau… Priez pour moi !
Dans mon article précédent, je vous parlais de Jean-Paul Belmondo, il était directeur du théâtre des Variétés lorsque j’y ai joué la première fois.
Dans mon prochain article je vous raconterai comment s’est passée cette première et vous parlerai de la suite de mes aventures « Belmondesques »…
Il est 0h50, je me couche avec des répliques plein la tête.
 
«  A tout bientôt !!! »
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 12:20
Entre deux répétitions de « Croque-monsieur », je reprends ma plume, pardon pour ce long silence, mais comme disait Confucius :
 
« Le silence est une grande révélation »…
 
C’est fait, adieu 2007 qui fut une année de chien…
 
La vie des intermittents est faite de hauts et de bas, j'avoue que 2007 fut la plus dure pour moi. Pas d'appels, pas de tournages, no théâtre, bref, on se demande pourquoi les professionnels vous détestent à ce point et pourquoi on ne travaille plus! C'est l'horreur.
Bonjour 2008 que je vais essayer de tenir en laisse !
 
Merci à Fabien Azzopardi, photographe de renom, pour ces deux belles photos !
 
Je voulais tout d’abord vous souhaiter à toutes et à tous une excellente 2008 !
Qu’elle soit pétillante, que cette nouvelle année puisse vous donner la santé, le bonheur et surtout l’amour !!!
 
Cette belle citation d’Eluard :
« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur. »
 
Bien, rangez vos mouchoirs et passons aux années 1999-2000.
Je pars en tournée théâtrale avec un comédien qui a illuminé ma jeunesse.
J’avais 16 ans lorsque j’étais allé le voir dans ce film que j’adore : « Le Casse » avec Omar Sharif, Robert Hossein…
Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je serais sur scène en face de Monsieur Jean-Paul Belmondo !!!
La mise en scène était signée par le très fidèle Bernard Murat, pièce écrite par Eric-Emmanuel Schmitt, bref tous les ingrédients étaient réunis pour que cette tournée soit magnifique. Nous étions une vingtaine de comédiens, plus la technique… On se serait cru sous le plus grand chapiteau du monde.
 
Jean-Paul est un grand farceur. Il faut une bonne dose de concentration pour ne pas rire en scène à cause de lui. Lorsque ça lui prend, il traverse le plateau caché sous une couverture en poussant des cris de chimpanzé ou bien il fait passer un ballon de foot sur le plateau. Pour du théâtre dont l’action se situe au 19° siècle…

Je démarrais la pièce avec Philippe Khorsand et chaque soir nous devions être blindés car on ne savait pas à quelle sauce nous allions être mangés !???
Mais moi-même j’ai un tempérament quelque peu blagueur et avec mon ami Urbain Cancelier, qui jouait dans la pièce, nous ne nous sommes pas privés de lui en faire quelques-unes unes à l’ami Jean-Paul.
Lorsqu’il était sur scène, je me déguisais régulièrement en toute sorte de choses, cela hors de portée de vue du public évidemment. Sur la photo, c’était la soirée "Le lapin de Chantal Goya..."
J’attendais sa grande scène d’émotion et gesticulais en coulisse pour le faire rire, voire le déstabiliser. Pas facile !!!
Un soir même, je lui montrais un livret, soit disant écrit par mon personnage, il y avait collé à l’intérieur toutes les meilleures photos de Rocco Siffredi, en action évidemment…
Nous étions à Brest ce soir là.
Je regardais la pièce se dérouler aux côtés de Charly Koubesserian, le maquilleur de Jean-Paul, lorsque ce dernier quitte soudainement le plateau et vient s’asseoir à côté de nous, laissant ainsi ses camarades dans la panade, improvisant à tout va.
Il nous dit :
 
« Je ne sais pas ce que j’ai ce soir, je suis épuisé »
 
Avec Charly, nous rions, habitués à ses farces, et nous le poussons sur scène.
Soulagement des copains qui reprennent le cours du spectacle.
Quelques minutes plus tard, Jean-Paul sort à nouveau de scène, se pose sur la chaise, et là, on se rend compte qu’il ne plaisante pas. Il a le teint défait, il est même très pâle.
Branle bas de combat ! on baisse le rideau sous les applaudissements du public qui pense que c’est une fin d’acte. Un comédien se charge de s’adresser aux spectateurs :
 
« Nous sommes obligés d’interrompre la représentation, monsieur Belmondo ayant eu un petit malaise, il y a t-il un médecin dans la salle ? »
 
La salle est écroulée de rire, trois personnes se lèvent, montent sur le plateau, persuadées qu’elles sont piégées par l’émission « Surprises sur prise ».
Jean-Paul est allongé à cour sur un canapé, ses longs cheveux blancs pendent, il râle, ce qui est bon signe, il se sent mieux et veut reprendre le cours de la représentation.
Les trois médecins perdent vite leur envie de rire et comprennent que la réalité vient de dépasser la fiction.
Le Samu arrive, un ballet de médecins s’affairent sur Jean-Paul. La lumière est irréelle, les comédiens sont silencieux, l’ambiance est bizarre, un médecin lit la bande de l’électrocardiogramme et annonce que ce n’est pas cardiaque, on lui a mis un masque à oxygène. Natty, sa femme, est derrière lui, elle tient le chien dans ses bras et le caresse comme pour se rassurer puis passe la main dans les cheveux de Jean-Paul. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle risque à force de confondre les deux…
Les médecins, malgré l’insistance de Jean-Paul à vouloir reprendre le spectacle, lui annoncent son départ pour l’hôpital afin de faire des examens complémentaires. Il ne veut pas, il tient à reprendre le spectacle. Natty lui fait comprendre que c’est hors de question.
J’en profite pour me rapprocher de lui et lui dire :
 
« Je suis désolé de t’avoir montré ces photos pornographiques, si j’avais su que ça te mettrait dans cet état… »
 
Il glousse, enlève son masque et dit :
 
« Enlevez-moi Crémadès sinon je vais vraiment faire une crise cardiaque… »
 
La suite est palpitante !
 
« A tout bientôt !!!
 
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 12:30

A toutes et à tous de joyeuses fêtes de Noël, n'abusez pas des bonnes choses, attention au cholestérol!

Oh... La vie passe trop vite, il faut profiter des bonnes choses! J'espère que le Père Noël sera à la hauteur et que vous serez comblés. Mais le principal, ce ne sont pas les cadeaux mais le cadeau, le plus beau des cadeaux qui est la tendresse ou l'amour !!!

Je vous fais de grosses bises givrées.

 

 " A tout bientôt !!! "

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