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  • : Michel Crémadès... Ma vie d'homme, ma vie d'artiste
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  • : Vous parler de ma passion, pousser mes coups de gueules, ouvrir pour vous un peu le livre de ma vie et peut-être répondre aux interrogations que vous avez quant à mon métier d'acteur...
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Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 23:18

Pendant deux mois donc j’avais goûté à la liberté, je m’étais fait de l’argent de poche et découvert ce pour quoi, au plus profond de moi, j’étais fait. La scène, le public !

Je démarrais mon année de terminale à Paris avec toute la passion que peut avoir un escargot pour du beurre persillé.

De plus, à la maison, mes rapports étaient un peu plus tendus avec mon père et je ne faisais rien pour arranger les choses. Bref, rien n’allait comme je le désirais. Mon esprit était tourné vers, non pas « La dame de Haute Savoie », mais la montagne et tout ce que ça impliquait…

Ma sœur aînée, qui avait tout compris allait faire une proposition à mes parents qui, encore une fois, bouleverserait mon itinéraire d’enfant « un peu gâté ».

En accord avec mes parents que j’adorais, je vous rassure, je préparais mes valises pour finir ma « terminale A » à Saint Gervais, au lycée du Mont-blanc comme interne.

 

 

 

Me voilà arrivant par un bel après-midi dans l’immense cour de récréation de cet immense établissement. Le pion de service me met très à l’aise en me disant qu’il m’installe à côté d’un mec très sympa, un dénommé Lucien Campilongo, mais que je ne me fasse pas d’illusion, que mon lit finirait en portefeuille avec bizutage de rigueur pour le soir même.

Je pose donc mes affaires et sort dans cette immense cour au moment où sonne la cloche et là, des sueurs froides suivies de frissons puis de tremblements parcourent mon corps entier.

Sortent des classes les élèves nés pour la très grande majorité dans la région. Des baraques, des géants costaux de la maison « très costaux », tous initiés depuis leur plus tendre enfance au travail dans les champs, au ski, hockey sur glace, sport dans lequel, je le rappelle, on finit souvent en prison !

 

 

 

Ma fin est proche et je me demande si j’ai bien fait de quitter Paris…

 

 

 

Je me dirige vers mon premier cours, entre dans la classe, je vois une vingtaine de têtes se tourner vers moi afin de me « laseriser » depuis les cheveux jusqu’aux pieds.

C’est heureusement une classe mixte ; Et un de mes premiers regards est pour cette charmante jeune fille au grand sourire sur lequel je m’accroche. Elle se prénomme Laure.

Lorsque la prof de philo présente le parisien, futur camarade de classe, c’est elle qui fait taire les autres, comme pour me souhaiter la bienvenue.

Ah Laure ! Si tu n’avais pas été là !

Ma deuxième fille d’ailleurs portent comme prénoms Camille, Laure, Marie...

 

 

Je dis toujours que l’art dramatique devrait être obligatoire et même remboursé par la sécurité sociale. Pourquoi ? Je peux vous dire que grâce à ces deux mois de travail comme animateur, j’étais un autre. J’étais plus sûr de moi, à tel point que j’allais serrer les mains de tout le monde, parlant de tout et de rien, me présentant comme un artiste ayant monté des spectacles, ce qui était vrai, mais bon…

Après le repas du soir, je me dirigeais vers le dortoir, allais papoter afin de me fabriquer, comme le ferait un homme politique, mon auditoire.

Pas de lit en cathédrale ou en portefeuille, aucun bizutage. Les élèves m’écoutaient parler de mes spectacles avec beaucoup de respect !

Celui qui allait devenir mon meilleur copain de chambrée, Lucien, n’en revenait pas.

Quel gentil garçon, timide, pas très bien dans sa peau. Enfant, il était tombé depuis un deuxième étage, aussi, de multiples opérations avaient laissé des traces sur son visage, l’obligeant à porter de grosses lunettes qui n’arrangeaient pas les choses.

Nous passions des nuits entières à parler tous les deux, et je sentais tout le bien que je pouvais lui donner et qu’il me rendait.

 

 

 

 

 

 

Attention, syndicaliste !!!

 

Je constatais que les internes n’avaient aucun droit. Aucun local n’était à leur disposition pour aller se détendre, écouter de la musique, il n’y avait évidemment aucun droit de sortie. Certains s’étaient déjà fait pincer en train de revenir du petit troquet qui se trouvait à côté du lycée, et le pinçon coûtait cher ! Je me mettais donc dans la tête de changer tout cela.

J’allais donc voir le proviseur et le censeur afin de leur exposer mon plan. J’étais un « artiste » qui sentait bien que ses congénères, eux, ne se sentaient pas bien.

J’avais en face de moi deux personnes à l’écoute, très tolérantes et vraiment gentilles. Mon entrevue fut un succès.

Les internes virent passer une note de service stipulant qu’une salle de détente serait mise à leur disposition avant et après le repas. Cette salle fut équipée d’un poste de télévision, d’une chaîne hi fi et d’un réfrigérateur géré par les élèves. Du rang d’artiste, je passais à celui de vedette. Un mois après mon arrivée, un petit vent de bien-être soufflait sur l’éducation nationale Savoyarde.

Deux mois plus tard, j’obtenais pour les internes, la permission d’aller pendant une heure après le repas boire le café du Père Antoine au bistrot d’à côté.

Enfin je décidais de monter un spectacle avec les internes. Je faisais installer une scène et quelques projecteurs dans notre « Café de la Gare  » à nous ! Ca y est, mon cœur se remettait à battre. Après avoir fait mon casting parmi les internes, j’étais arrivé à persuader le censeur de libérer de certains cours mes « comédiens » afin de pouvoir répéter avec eux et de présenter un spectacle digne de l’établissement.

Mon Lucien Campilongo faisait partie de cette troupe. Lui que j’avais connu tout timide et recroquevillé sur son accident passé débordait d’idées et le bonheur se lisait sur son visage de plus en pus beau. Il faisait une terminale technique afin d’être menuisier. A la fin de l’année, il avait changé de look, de lunettes, il riait à gorge déployée.

Quel bonheur que de donner du bonheur !

Mon Lucien a fini par devenir animateur au « Club Méditerranée » et l’un des plus connus et des plus brillants, quant aux femmes, je crois qu’il fut l’un des plus grands collectionneurs !!!

Nous avons joué plusieurs fois le spectacle dans notre salle que ce soit aux internes, aux externes et même aux parents.

Le proviseur a même loué un autobus afin que nous allions donner une représentation à Chamonix. Un triomphe ! C’était le début de mes tournées théâtrales !

Je n'étais plus la vedette du lycée, j'étais la "star"!!!

 

Je passais mon bac avec une épreuve de gym au sol, et voici que se présente la vice championne de France qui nous fait une exhibition sensationnelle. Elle obtient 19,5 en figure libre, sous un tonnerre d’applaudissements. Et voilà que l’on m’appelle moi, juste derrière elle ! Je ne me démonte pas et enchaîne comme elle les saltos, rondades et flips. J’essaye de faire du copier coller à ma sauce. Un triomphe ! Tout juste si je n’ai pas droit à un rappel.

Mon prof de gym vient vers moi, les larmes aux yeux, me dire que ça ne valait pas un clou mais que ça avait tellement fait rire tout le monde que j’avais eu droit à un douze. Pas mal pour quelqu’un qui venait de commencer et finissait en même temps d’exercer ce sport !

En maths, ma bête noire, j’obtiens 12 à l’oral. Le bac ne peut m’échapper. Avec un cœfficient de 8, je prends Espagnol en écrit. Je finis mon devoir en un peu plus d’une heure et sors heureux d’avoir bien réussi. Je montre mon devoir à une prof d’Espagnol qui me dit :

« Si c’est moi qui note, c’est un 18 ! »

Le résultat tombe, je n’ai pas mon bac, j’ai été noté 4 en Espagnol. Je suis abasourdi. Je pose une réclamation, la réponse sera :

« La décision du jury est sans appel ».

Ma sœur me demande si je fais une année supplémentaire, ma réponse est négative. Le proviseur, encore une fois se montre grandiose. Il organise à l’extérieur du lycée une big grillades party pour les internes. C’est une des dernières fois que je passerai une soirée avec mes amis de Haute Savoie, les Jeannot, Fifi, Pascal, Thierry la Taupe , et tous les autres sans oublier Laure...

 

Finies mes études. Je suis engagé à nouveau dans ce Village de vacances de Praz sur Arly en Haute- Savoie.

" A tout bientôt !!! "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

ju 15/03/2007 13:51

J'ai plein de lecture en retard, ms quel plaisir!!!!!!!!!!!!
Alors, connait pas cette Laure moi?! J'adore découvrir des pans de vie entier de mon poon.....