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  • : Michel Crémadès... Ma vie d'homme, ma vie d'artiste
  • Michel Crémadès... Ma vie d'homme, ma vie d'artiste
  • : Vous parler de ma passion, pousser mes coups de gueules, ouvrir pour vous un peu le livre de ma vie et peut-être répondre aux interrogations que vous avez quant à mon métier d'acteur...
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Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 18:00
                                                                                                       Après quelques galères que vous pouvez imaginer, nous vivons, mes parents, mon frère et votre serviteur dans un logement sur Paris à côté du square d'Anvers dans lequel j'ai usé pas mal de paires de baskets à force d'y jouer au foot. 
Le IX° arrondissement devient mon lieu de vie. Il me faut du temps avant de m'habituer à certaines choses. Par exemple, c'est un peu ridicule mais, en Afrique du nord, on s'habillait "léger", soleil oblige, alors qu'en France Métropolitaine, on se colle le nez à la fenêtre afin de voir si il pleut, s'il fait froid  et on se demande si on va mettre un pull ou deux? On vit en quelque sorte un peu plus replié sur soi afin de garder la chaleur qui n'est pas toujours au rendez-vous dehors! Bon, on ne va pas épiloguer là-dessus.
 

Mes études:
Pas mal, merci! De bonnes notes à l'école Turgot, des prix d'excellence ou d'honneur. J'étais récompensé par de gros recueils rouges que j'avais du mal à soupeser. Magnifiques ouvrages qui me faisaient voyager sur les bateaux de Magellan, de Surcouf et tant d'autres... Pourquoi donc que des livres sur les marins? Mystère! Je ne vous mène pas en bateau, c'est vrai! Un signe du destin, peut-être? Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je serai "Triple Patte le Pirate" dans le film d'Alain Chabat: "Mission Cléopâtre"!
 

Mes passions:
Le football, eh oui! Mon père, génétiquement parlant, ancien gardien de but était sûrement passé par là! Et puis, autre passion dévorante, j'étais "raide dingue" de médecine, je voulais même pratiquer l'art de la chirurgie! Avec les trois sous d'argent de poche que me donnaient de temps à autre mes parents, je m'achetais des revues médicales du genre, "Médecine pour tous". Je les dévorais du matin au soir. Mon père du reste ne comprenait pas pourquoi, comme tous mes camarades de classe, je ne me fournissais pas plutôt en petites "Dinky Toys" ou "Mistral gagnant"? Quant à ma mère, elle était à bout de nerfs. Lorsque j'avais un bout de viande dans l'assiette, je fixais une serviette autour de ma cavité buccale, genre grand patron, et je le disséquais!

"Ton steak
est froid maintenant!" me répetait-elle si souvent. Elle ne se rendait pas compte que, grâce à mon intervention chirurgicale, j'étais en train de sauver un morceau de bavette de boeuf. Pour changer un peu, j'achetais du mou pour chat et j'ouvrais, je farfouillais les alvéoles, je recousais et tentais de mettre en application toutes ces opérations chirurgicales que j'avais repérées dans mes livres de médecine.
 
 
Dans une vie antérieure, j'avais peut-être déjà  exercé  et comme une bande magnétique mal  effacée, il m'en serait resté quelque chose?...
 
 
Après l'école, le lycée Jacques Decour!
Je me suis régalé, du moins les premières années. Toujours de bonnes notes, d'excellents professeurs. Nous les respections car ils le méritaient. Ils étaient vraiment passionnés par leur boulot. Je faisais Anglais et Espagnol, nous avions par semaine une centaine de mots de langage courant à apprendre. C'est quand même mieux que de travailler sur des auteurs très littéraires qui utilisent des " Impératif du plus-que-parfait du subjonctif présent de l'indicatif du passé antérieur!!!" Utilise t-on des temps pareils pour acheter une baguette de pain dans une boulangerie de la ville d'Alcoy ou de Murcie? Apprenons déjà à connaître la traduction du mot pain!!!
 
Bref... Avec le temps, je me rends compte assez vite que les maths et la physique sont deux matières qui, pour moi sont aussi éloignées que les planètes Mars et Pluton. Aussi, la mort dans l'âme, je me résous à penser très sérieusement à ranger le « Scalpel du Professeur Barnard » dans le fond de mes regrets.
Je me tourne donc vers « Raymond Kopa » et m'adonne aux joies du football au Stade Français. Dommage, l'entraîneur de l'équipe Juniors est plus attiré par la bouteille que par le ballon rond ! J'adore le sport et je n'arrête pas. Au lycée, je pratique foot, hand-ball, volley-ball et même rugby !
 
Tous mes copains n'ayant pas de mal à me dépasser en taille, je trouve la parade en compensant par mon côté "pitre, rigolo de la classe".
 
Un prof de maths, Mr Noël, très sévère, me fait régulièrement monter sur l'estrade pour clore les cinq dernières minutes de ses cours. Est-il le déclencheur de ma vie future ? 

« Estrade ou scène, telle est la question ! ».

Toujours est-il que mes copains attendent ce moment avec impatience et je perçois même dans les yeux de ce professeur un certain plaisir à passer un bon moment au travers de mes improvisations "abracadabran mathesques".
Son cours finit invariablement par cette phrase:
 
"Mr Crémadès, c'est désespérant, vous serez obligé d'aller vendre des cravates!"
 
MAI 68: Un tournant pour moi. Tout s'arrête, les cours, la cantine, nous sommes livrés à nous mêmes, mes parents ayant eux aussi des problèmes pour aller travailler, ne s'occupent plus de moi. Avec mes copains, nous nous laissons aller à nos idées les plus farfelues. Bien sûr on va défiler pour faire comme les grands, on essaye d'aller draguer en évitant de se prendre soit des refus, soit des pavés ou pire des coups de matraque sur la tête. Nous avons l'impression de devenir des adultes, les hormones commencent à "chatouiller ou gratouiller". On va jouer au billard Français au « Café des Oiseaux », on organise des tournois de foot, bref, c'est la "glandouille totale"...
Quand les cours reprennent enfin, quelque chose s'est cassée. Les professeurs ont changé, les élèves se sentent investis de nouveaux droits. Nous sommes dans la génération « Il est interdit d'interdire ».
Pour moi, c'est un tournant que j'amorce plutôt mal. Mon père ne va pas bien. Il va de boulot en boulot avec de longues périodes d'inactivité. La joie de vivre ne brille plus dans ses yeux depuis longtemps. Entre la guerre dont il nous parle si souvent, ses amis de combat perdus lors du siège du "Monte Cassino",
sans oublier la perte de son, de notre pays natal...
 
Ma mère, elle, fait bouillir la couscoussière comme elle peut, quant à moi, je « sèche » régulièrement et deviens un grand ponte de la littérature. Les mots d'excuses écrits et signés par mes soins sont légion. J'ai dû , à cette époque, attraper toutes les maladies même les plus tropicales afin d'échapper aux cours.
Non, cet air de liberté que j'ai respiré pendant plusieurs mois m'a été plutôt nocif. 
Les résultats ne se font pas attendre. Au conseil de classe, le verdict est sans appel. Presque tous mes copains « footeux » passent dans la classe supérieure sauf moi. Je redouble lamentablement et vais me retrouver avec de plus jeunes élèves...
 
Ma soeur aînée qui, tout comme mon autre soeur avait arrêté le théâtre depuis un bon moment, se plaignant que les rôles qui lui étaient proposés devaient un peu trop souvent passer par un protocole "Promotion fauteuil d'orchestre", si vous voyez ce que je veux dire, eh oui, déjà à cette époque, il fallait beaucoup donner de sa personne pour faire ce métier... Ma soeur aînée, donc, a la bonne idée de me proposer de passer deux mois de vacances d'été dans un village de vacances dont elle est sous-directrice, et ce, à Praz sur Arly en Haute Savoie.

"Cela te détendra, te permettra de respirer le "bon air de la montagne" et de revenir à Paris gonflé, prêt à faire une bonne terminale?!

Au bout de dix jours, étant un peu un hyperactif, je commence à m'ennuyer et lui demande si je ne peux pas trouver un petit job d'été. Sitôt dit, sitôt fait, je me retrouve propulsé « Animateur pour préadolescents » dans ce même village de vacances. Il faut s'occuper des jeunes, les divertir. Nuits en alpage, Balades en montagne, créations d'herbiers, ateliers en tous genres, montages de spectacles, etc.
Le responsable de l'animation se nomme « Coco ». Quel comédien, quel imitateur, quelle présence, il sait tenir une salle en haleine par son charme, sa gouaille, son charme, bref son talent.
Moi qui suis d'un naturel très timide à tel point que lorsque je me regarde dans le miroir, je n'ose pas m'adresser la parole, je me retrouve face à quelqu'un qui n'a peur de rien. Du moins en apparence!!!
Il me présente un jour à 400 vacanciers qui sont en train de déjeuner et me tend un micro afin que je puisse m'exprimer. Pour la première fois de ma vie, je me retrouve un micro à la main face à des étrangers.
Je comprends la peur et la solitude des esclaves face aux lions dans une arène Romaine !!!
Je le vois reculer d'un pas  et faire signe discrètement à ce public en attente que « le petit est paralysé de peur. Il a les pétoches !» Mon sang ibérique ne fait qu'un tour dans mes orgueilleuses veines et je reproduis le discours qu'il a lui-même tenu avec mes mots, ma hargne et un immense sourire qui lui fera dire une fois sorti de la salle à manger :
 
« C'est génial, tu as déjà fait ça toi !? »
   
" Monsieur CHARLOT"
  (Avec une de mes soeurs....)
Je pense que là, à ce moment précis, ma vie venait de basculer encore une fois. Finie ma timidité, le bonheur venait de couler dans mes artères. Je découvrais la scène, le public, la célébrité car étant un animateur, beaucoup de choses m'étaient permises, notamment celles de pouvoir regarder les femmes et de les trouver plus désirables les unes que les autres?
 
" A tout bientôt !!! "
 

 

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commentaires

renée 10/03/2007 11:20

mon super bof !!!! je lis chaque fois tous ces commentaires qui ne me laissent pas indifférente, bien sur tu comprends, dans notre coeur on se comprends, continue, c\\\\\\\\\\\\\\\'est super et intérresant de savoir tout !!! tout !!! sur TOI, cet adorable "BOF" je t\\\\\\\\\\\\\\\'adore en charlot, je t\\\\\\\\\\\\\\\'accompagnerai et nous ferons une surprise à notre grande tribue, tu sais tout bien faire, de beaux et charmants enfants, une poupée de B. soeur, c\\\\\\\\\\\\\\\'est pour ta simplicité , ton travail, ta gentillesse naturelle  , ton grand coeur, c\\\\\\\\\\\\\\\'est très émouvant de voir les photos de là bas..... dit .....et de lire ces phrases de ce passé qui est le nôtre, cher dans notre coeur, je t\\\\\\\\\\\\\\\'attends, je te ferai une patate douce !!!!! douce comme ton coeur;   bisous   RENEE

Cjl 04/03/2007 11:29

Que du bonheur de lire autant d'émotion et aussi de passion d'un homme chaleureux rempli de sensibilité et d'humanisme qui a fait, sans aucun doute, sa popularité auprès de tout public grâce à son talent et à sa générosité du coeur. Bravo Michel et continue vite. Jean-louis qui a déposé ses outils pour une plume....

Thibaud 12/02/2007 11:05

Encore un très beau article à ton actif ! Très bonne continuation !
Thibaud

Patrick Anonyme 08/02/2007 22:33

En lisant le premier épisode, je me suis replongé dans une vie que je n'ai finalement jamais oubliée puisque moi aussi, "pied noir" de la dernière génération née là-bas, j'ai le vague souvenir d'une vie heureuse de ma famille près d'Oran jusqu'à ce que "l'histoire " et le Grand Charles n'en décident autrement ... mon père, flic en Algérie a été lui aussi, dirigeant au CDJ !!!... j'arrête là, car c'est pas moi qui raconte, c'est Créma ....
alors, vivement les prochains épisodes... ça ferait un beau livre et un beau film je parie à l'arrivée...
je tiens le pari! l'histoire sera éditée et le film adapté de lhistoire
 
 

sophie 07/02/2007 21:01

salut la famille Cremadesc est sympa d'avoir de vos nouvelles par le bloget c est aussi cool de connaitre la vie de l'artiste ... j attends la suite avec impatiencej ai decouvert aussi le blog de julie et ben ca va vs filer un sacre coup de vieux de devenir papy michel et mamy bernadette bises a bientotsophie