Présentation

Texte libre

Souvenir, souvenir... 
 
Un court métrage que j'ai le plaisir de vous présenter... Merci Fred !

Texte Libre

Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 
Lundi 30 juillet 2007

Je ne pensais pas revenir vous voir si vite mais l’actualité…

Un grand du cinéma, un de plus, est allé « faire rire le Bon Dieu » !

Michel Serrault, comédien complet, qui pouvait nous faire passer du rire aux larmes, qui avait une façon d’investir les personnages qu’il incarnait de façon si étrange et si remarquable.

 

 

 

La famille Galipeau va malheureusement pouvoir enfin hériter de la maison de Monsieur Louis Martinet …

 

 

 

Je n’ai jamais eu la chance de travailler avec ce grand monsieur et je le regrette vivement.

 

 

 

Dans mon dernier article, je vous parlais du théâtre du Palais-Royal. C’est là que je l’avais vu avec son partenaire de toujours Jean Poiret dans « La Cage aux Folles ».

 

 

 

Ce n’était pas une pièce de théâtre comme les autres mais un feu d’artifice.

 

 

 

Pierre Mondy, avec qui j’avais bossé dans « Oscar », qui avait mis en scène « La cage aux folles », m’avait dit qu’il était obligé de revenir régulièrement pour rassurer les comédiens qui avait du mal à suivre le rythme des deux locomotives « Zaza et Renato », et surtout qu’il essayait désespérément de resserrer le texte car les improvisations de ces deux « comédiens fous » faisaient que la pièce décalait forcément et pouvait durer du coup jusqu’à trente minutes de plus.

 

 

 

Pour le plus grand bonheur du public !

 

Qui va remplacer ce « monstre sacré » irremplaçable ?

 

 

 

La question est mal formulée car personne ne peut remplacer personne mais il convient plutôt de dire : Qui est capable de nos jours d’être à la hauteur de ce Monsieur qui, lui, n’était pas un produit formaté mais un vrai artiste !

 

 

 

Il allait chercher les personnages, il leur donnait de la chair, il ne les tirait pas vers lui pour en faire du Michel Serrault. Il avait su évoluer avec le temps vers d’autres registres et ses cheveux blancs ne lui enlevaient nullement la force qu’il avait en lui.

 

 

 

 

Il est à souhaiter qu’on ne remonte pas un de ces jours la pièce « La Cage aux Folles » n’importe comment et surtout avec n’importe qui !

 

 

 

No Comment !!!

 

 

 

 

C’est un jour de grande tristesse pour nous tous, gens de la profession et public.

 

 

 

Le spectacle doit continuer, n’est ce pas…

 

 

 

 

«  A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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Vendredi 27 juillet 2007

 Suite à la projection de courts métrages organisée par Michel et Arielle Alexandre qui a eu lieu le 9 juillet, ainsi qu’à ma participation au festival du court métrage du Cap d’Agde dont je vous ai parlé, je veux vous dire un petit mot concernant les courts métrages.

J’ai pas mal donné dans ce genre et n’ai pas fini, du moins je l’espère…

Mesdames, messieurs les réalisateurs, dépêchez-vous avant que je ne sois obligé de tourner avec un déambulateur...

J’adore ce format de films car c’est l’occasion de traiter une idée sans fioriture, le but étant d’aller à l’essentiel, sans perdre de temps et surtout de faire court…

Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un court qui est long !!!

Ce qui est formidable, c’est qu’il n’y a, dans un film court, quasiment jamais de moyens financiers, heureusement la technique est là.

Vous avez dit 35 heures ? Heures sup. ?… Ni la technique, ni les comédiens ne sont rémunérés, on travaille pendant  des heures et des heures, de jour comme de nuit.

Un seul objectif, donner naissance à un beau bébé qui pèsera entre 2 et 25 minutes maxi.

Pour faire un travelling, on utilise un chariot de grande surface, pas question de confort, si vous voulez perdre un peu de poids, rien de tel que le tournage d’un court métrage.

Régime: On déjeune très vite, sandwich, café à gogo, un fruit, un bout de chocolat et hop, moteur, action…

Toutes les priorités sont données au FILM ! Nous revenons à une forme d’artisanat qui m’est chère car c’est dans la « demmerde » que les idées sont souvent les meilleures !

J’ai beaucoup de tendresse pour les courts dans lesquels j’ai tourné, ils m’ont souvent permis de jouer des rôles à contre emploi, souvent dans des rôles principaux car les jeunes réalisateurs ont souvent bien plus d’imagination que « les autres », si vous voyez ce que je veux dire, et ils prennent des risques que les réalisateurs connus ou reconnus , ne prennent plus depuis longtemps!

A présent, il suffit de prendre une ou deux têtes d’affiche, ou bien des têtes connues de la télévision ou des magazines « People », et on fait un film.

Désolé, je ne peux m’empêcher de rabâcher la même chose… Ne voyez aucune aigreur dans mes propos mais je pense ce que je dis, je dis ce que je pense et je défends de mes petits poings un métier qui m’a donné tant de joies mais qui, à mon avis, part de traviole…

Je ne citerai que quelques titres de courts qui ont fait mon bonheur, « Lucie » réalisé par l’ami Fred, « Banco » ou « Hôtel Paradise » du  réalisateur Patrick Bossard, que vous pouvez trouver sur « Dailymotion  ou myspace ». J’adore « Ad Vitam Aeternam » de Claude Dauguet, j’attends avec impatience la sortie de « Raging Ball » de Nicolas Duval, qui vient d’être sélectionné au festival de Trouville-sur-mer du 31 août au 8 septembre. C’est bien déjanté, effets spéciaux garantis.

Quant à celui qui a fait un carton plein au niveau de prix reçus en France et surtout à l’étranger, je suis même allé le défendre à Séoul, en Corée du sud, il s’agit de « Photomateurs », plus de 120 sélections en compétition officielle dans le monde entier et 23 prix. Pascal Tosi en est son réalisateur.

http://web.mac.com/eltoto/iWeb/photomateurs-le-film/Bienvenue.html

Allez donc jeter un petit coup d’œil !!!

Voilà, je voulais rendre mon petit hommage à tous ceux qui, par le biais du film court, essayent de donner du bonheur aux spectateurs des salles obscures et je regrette que malgré l’obligation de diffuser en salle un court métrage avant le long, cela ne soit jamais fait !

Bon, la prochaine fois, avant de partir quelques jours en vacances, je vous déroulerai la liste de mes tournages et vous parlerai de théâtre, Daniel Prévost sera de la partie, Bruno Cremer, Annie Cordy, Francis Perrin, et bien d’autres… Peut-être même je vous parlerai de Patrick Bruel, calmez-vous les filles !

Je vous raconterai mes premiers pas sur la scène de ce magnifique théâtre du Palais Royal, jouer dans ce lieu mythique pour un comédien est un rêve.

En attendant de rêver, bonnes vacances à ceux qui sont partis ou vont le faire et...

 

 

«  A tout bientôt !!! »

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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Vendredi 6 juillet 2007

Me voilà de retour… Je viens de passer quelques jours dans un festival qui a pour nom « Les Hérault du Cinéma » au Cap d’Agde. Le président du jury était le réalisateur Thomas Gilou, entouré de divers artistes. Le but du jeu, visionner des films courts et les primer, ou pas …

C’était vraiment très sympa de retrouver des copains que je n’avais pas vus depuis un moment, Pascal Légitimus, Bernard Farcy, Grace de Capitani, Daniel Prévost, et tant d’ autres… Georges Lautner était le président d’honneur du festival.

Le court métrage « Lucie », que vous pouvez voir sur ce blog sous la rubrique « Texte libre », a été diffusé dans « Les courts à l’honneur », il a été très apprécié et j’en suis très heureux pour toute l’équipe du tournage !!!

D’ailleurs si vous êtes Parisien, je vous passe l’info, Michel Alexandre, célèbre scénariste, dialoguiste et adaptateur, une bise à Arielle, le programme lors d'une soirée "films courts", comme suit :

Lundi 9 Juillet 2007
De 20 heures à Minuit
Au RESERVOIR
16 rue de la Forge Royale
75011 paris

Métro Ledru Rollin

VENEZ NOMBREUX

ENTRÉE LIBRE

 

Qu’on se le dise !

Mais mon émotion fût grande de voir dans le hall d’accueil du festival la photo qui avait été faite avec Claude Brosset l’année dernière à la même époque au Cap d’Agde. Un comédien de plus qui vient de nous quitter le 25 juin de cette année, grand second rôle qui laissera un vide sur les plateaux de tournage et de théâtre. Merci à Laurent Uroz, le photographe qui a bien voulu que je mette cette photo sur mon blog.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je te salue l’ami Claude, l’homme à la pipe, avec qui j’ai partagé quelques matchs de football…

Mais reprenons mon parcours de vie…

En 1991, je démarre une pièce de théâtre « Les Cravates Léopards » écrite par Christian Dob et mise en scène par Eric Civanyan. Nous serons accueillis au théâtre Tristan Bernard chez Monsieur Edy Saiovici.

J’y joue le rôle d’un cadre survolté qui, envoyé en mission survie dans la jungle, pète les plombs et veut buter ses collègues de travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette très bonne pièce sera par la suite adaptée pour la télévision et réalisé par Jean Luc Trotignon, ce téléfilm sera tourné en Corse.

 

Dans la distribution on y retrouvera Valérie Mairesse, Michèle Laroque, Ticky Holgado, l’énorme Marcel Philippot (Je l’aurai, un jour je l’aurai…), Jacques François, Luis Rego et même Jean Marie Bigard.

Nous allons durant ce mois de tournage « nous éclater » ! Ambiance de folie à tous les étages ! Si tous les tournages pouvaient se passer comme celui là…

On ira même jusqu’à fêter l’anniversaire de Ticky sur une plage avec feu d’artifice et orchestre. Tous couchés à 3 heures du matin après un bain de minuit, désolé, je n’ai rien trouvé de mieux comme photo…

 

 

 

 

 

 

Heureusement le réalisateur avait eu la bonne idée de nous faire tourner en fin de matinée le lendemain.

Je me rappelle que partout où l’on allait, Jean Marie Bigard prenait avec lui son dictaphone. Dès que quelqu’un disait quelque chose de drôle, il l’enregistrait pour le transformer en sketch et c’est ainsi que dans un restaurant, nous avons eu droit à la naissance du sketch, le serveur annonçant :

« C’est pour dîner ? »

Ce à quoi Jean Marie rétorqua:

« Non, c’est pour faire un bowling ! »

Aussitôt dit, aussitôt enregistré sur son dictaphone, vous connaissez la suite…

Lors du tournage des « Cravates Léopards », nous avions besoin de pas mal d’animaux, heureusement dressés, notamment de divers reptiles et d’une panthère noire. Elle logeait à l’hôtel avec nous. Une nuit, un petit malin eût l’idée saugrenue d’ouvrir la cage. Branle-bas de combat à l’Ile Rousse, gendarmes et hélicoptères quadrillaient en permanence le secteur.

Le lendemain le journal local titrait :

« Le Léopard s’est échappé !!! »

Il y avait en première page la photo d’un lion !

Ca ne s’invente pas, la réalité dépasse toujours la fiction. La Corse est un lieu merveilleux. Lorsque l’on connaît les habitants, les traditions, les choses à ne pas faire ou à ne pas dire, tout va bien.

Nous avions fait la connaissance de deux gardes chasse qui nous avaient fait découvrir leur paradis ainsi que la gnole fabrication maison.

Interdiction d’en renverser sur les vêtements sous peine de brûlures au troisième degré ! Une semaine après nous apprenions par la presse que l’un des deux gardes s’était suicidé… De trois balles dans la tête !!!

Ah la Corse  !!!

Cette même année, je tournais dans le sud de la France avec ma belle Clémentine Célarié et ces deux acteurs magnifiques, Jean-Pierre Bisson et Yves Afonso.

Qu’il est agréable de jouer avec de vrais comédiens dans un scénario écrit au millimètre dans lequel les personnages sont des offrandes que l’on vous fait. Si vous m'aviez vu dans ma fausse Porsche !

Le réalisateur de ce téléfilm intitulé « 2 bis rue de la combine » se nomme Igaal Niddam. 

 

Je persiste à dire qu’on ne peut pas faire croire à des jeunes que ce métier s’acquiert d’un petit coup de baguette magique.

A part quelques rares exceptions où le talent est vraiment inné, le travail est indispensable, les cours d’art dramatique sont incontournables et même si on enfermait ces jeunes apprentis comédiens une année entière dans le château des miracles, je ne suis pas certain du résultat !!! Ce formatage systématique ne me dit rien qui vaille. Le physique ne fait pas tout…

Le travail, encore le travail et toujours le travail, il n’y a que ça pour comprendre tous les mécanismes de cette profession si belle, si attirante.

Sur ces belles paroles du grand sage Michel Crémadès qui va aller se servir une anisette Galiana, je vous dis comme d’habitude…

«  A tout bientôt !!! »

 

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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