Présentation

Texte libre

Souvenir, souvenir... 
 
Un court métrage que j'ai le plaisir de vous présenter... Merci Fred !

Texte Libre

Merci de me rendre cette petite visite !!!

 

J’aime passionnément mon métier comme je peux le détester parfois, mais pour vous, public, ma fidélité a toujours été sans faille. Mon ami Patrick Jorge, qui organise des festivals de cinéma, me dit souvent :
 

 "Quand je dis ton nom, les gens ne tiltent pas forcément, mais lorsque je montre ta photo, la réaction est immédiate ! Le public te suit depuis des années entre cinéma, théâtre et télévision et t’apprécie énormément pour ton travail." 


Si vous faites partie de tous ces fans, je vous remercie et tâcherai d’être encore quelques années à la hauteur. Mon ami rajoute et j’en finirai là :

 

« La célébrité, c’est être connu, la popularité, c’est être reconnu !!! »

 

Je suis donc très fier d’être populaire.

 

Je vous invite à vous inscrire sur la newsletter en haut, à droite afin de recevoir la suite de mes aventures !!!

 

 

 
Mardi 19 juin 2007

Fin de l’épisode 17, je vous parlais de la venue prochaine de notre troisième enfant, début de l’épisode 18, je vous annonçais la naissance effective de ma première petite fille. Les naissances de filles se télescopent dans le temps…

 

 

 

Mais d’abord… Je pars en 1989 faire une belle tournée de théâtre avec la délicieuse Bernadette Lafont dans le sud ouest de la France. Je joue le rôle du petit valet serviteur de sa plantureuse maîtresse, nous sommes une vingtaine de comédiens.

Le titre de cette pièce : « Les joyeuses et horrifiques farces du Père Lalande » écrite et mise en scène par Jean Manuel Florensa.  La compagnie de théâtre est basée à Mont de Marsan.

 

 

 

Je vais ainsi découvrir cette magnifique région si près de l’Espagne, qui est un peu ma deuxième patrie, et mon cœur va battre à l’unisson des « Bandas » et les « Bodegas » auront raison d’une taille de pantalon.

Le jambon cru va si bien avec un petit rosé bien frais quant au foie gras, les tourtes ou les confits, on ne peut résister !!!

 

 

 

Afin de passer inaperçu lors des soirées « dégustation », je me déguise comme je peux.

 

 

 

Ouais, pas terrible le costume de location…

Seigneur, qu’il est dur de ne boire que de l’eau !

 

 

Pendant les fêtes, le Flamenco résonne dans les têtes, on vit en dansant, en chantant,  cela donne soif et on a du mal à résister. Heureusement que mon ami Eric Brethes, responsable communication de la pièce nous surveille de près et boit à notre place…

 

 

 

Mais nous arrivons en 1990, c’est le mois d’octobre, sur cette photo, ma première fille (La nouvelle maman de Maëlys) et son frère sont impatients de connaître l'évolution de la fratrie...

Et ma compagne va mettre au monde une petite fille. C’est évidemment le plus beau de tous les bébés nés dans Paris ce jour là, vous vous en doutez !

Une semaine plus tard Didier Kaminka accouche, lui, sur les écrans cette fois-ci, du film intitulé :

 

 

 

« Promotion Canapé »

Je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même la distribution…

 

 

 

C’est de la belle pointure ! Rien que l’excellent Claude Rich et ma Zabou que je retrouve…

 

 

 

L’histoire est tirée de faits réels relatés par d’anciens employés de la poste.

Lorsque le film sera projeté aux hauts responsables de cette grande administration publique, ils riront du bout des lèvres et nous diront que c’est bien du cinéma, et que la réalité est toute autre…

D’après eux, tout ce qui y était raconté n’était que pure fiction.

Je peux vous certifier que, suite à la sortie de ce film, des enquêtes seront menées en interne et certains comportements « outranciers » cesseront.

 

 

Dans tous les cas je garde un excellent souvenir de ce tournage, à un moment donné, je fais snifer à Grace de Capitani du sucre glace à maintes reprises.

C’est une séquence dans laquelle je me fais expédier de la « blanche » d’Amérique du sud par le biais d’une carte postale un peu épaisse…  Si vous regardez le film…

Nous avons tellement rigolé lors des prises, c’est le cas de le dire, que nous avons dû recommencer la scène plusieurs fois. Grace avait l’intérieur des narines bien blanc et son taux de glucose avait explosé.

 

 

 

La voici en famille lors d’un tournoi de tennis organisé dans ma ville. C’est une excellente comédienne et bonne joueuse de tennis.

Quant à Didier Kaminka, nous avons été initiés à la moto de cross grâce aux instructeurs de l’école de police de ma ville. Sur la photo j’ai presque l’impression de vouloir arrêter un automobiliste pour le verbaliser ! Le rêve de toute une vie !

 

 

 

Mon frère joue dans le film de Didier. C’est lui qui nous donne à Grace et à moi des planches de timbres « fautés » afin que nous les vendions à prix d’or aux  philatélistes.
Didier Kaminka voulait une séquence presque muette et il fallait quelqu’un qui me ressemble physiquement afin que le spectateur imagine que l’individu était un de mes proches. J’avais les cheveux frisés contrairement à mon frère. Lorsque je suis arrivé au maquillage/coiffure et que je l’ai vu avec des bigoudis sur la tête, je ne vous raconte pas la crise de rire…

 

 

Entre temps, j’ai le plaisir de participer à l’hommage rendu à Madame Arletty organisé par Fanny Vallon. Nous ferons une représentation unique d’une pièce jouée en argot en sa présence et celle de Jean-Claude Brialy.

 

 

Dans cette distribution l’immense André Pousse qui m’invitera plusieurs fois dans son restaurant. J’aurais droit à tout son catalogue d’anecdotes aussi croustillantes les unes que les autres, notamment les grands moments vécus avec Edith Piaf…

 

 

Quelle présence ! Quel physique et quelle joie de vivre ! Encore un grand second rôle du cinéma Français !

 

 

Par contre il avait une sacrée dent contre les inspecteurs des impôts.

 « S’il avait pu sortir son calibre pour en refroidir un ou deux… »

 Bon, je vous laisse, je vais voir ma fille et ma petite fille. Elle vont bien toutes les deux.

 Elles sont très belles toutes les deux !!!

 Ah… Je viens de m’ acheter un bavoir !

 

 

 

 

 

 

 

«  A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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Samedi 9 juin 2007

Ce samedi 9/06/2007 est née au centre hospitalier de Troyes ma première petite fille.

Elle s’appelle Maëlys, elle fait une entrée en scène de façon un peu « prématurée » car ma fille ne devait accoucher qu’à la mi août…

Elle ne pèse qu’un kilo 375, mais je pense qu’elle va faire très vite des ravages chez tous les bébés garçons du service « néonatalité ».

Le grand père était heureux de vous faire partager sa joie.

J’ai passé toute la nuit à tenir la main de ma fille, à arpenter avec mon gendre les couloirs de l’hôpital, nos conversations de la nuit furent un peu philosophiques, teintées d'une certaine fatigue et d’un brin d’angoisse.

Nous avons vidé la machine à café et versé notre petite larme à l’apparition de bébé dans sa couveuse à roulettes.

Que la vie est belle quand elle est simple comme une naissance !

Cela sort de ce que je peux vous raconter dans mon blog…

Pardon, mais j’avais besoin de vous dire mon bonheur.

J’en profite pour redire toute mon admiration pour les personnels hospitaliers qui se dévouent corps et âmes pour leurs prochains.

 

Encore une profession exercée avec foi et générosité.

Que ces personnes en soient remerciées de tout mon cœur.

On se retrouve bientôt pour d’autres épisodes.

 

 

Signé : Le grand père « un peu gâteux », déjà…

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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Mercredi 6 juin 2007

Le spectacle continue donc, s'enchaînent les tournages pour la télévision ou le cinéma.

Je pars une dizaine de jours aux Antilles afin d’y tourner une publicité pour le loto avec cinq autres comédiens dont Zabou. Nous sommes sur une plage de sable fin, nous dansons et chantons :

 

 

 

« Oui, le bonheur, ça n’arrive pas qu’aux autres, gagner au loto, ça n’arrive pas qu’aux autres, on a joué ensemble, on y a cru si fort que la chance ne pouvait pas nous donner tort ! … Le loto, c’est facile, c’est pas cher… Et ça peut rapporter gros ! »

 

 

 

Cette pub passera souvent à la télévision et beaucoup de personnes dans la rue me demanderont si, ayant travaillé pour la « Française des jeux », je n’avais pas une combine pour gagner au loto… (No Coment)

 

 

Pour la télé je pars en Suisse tourner avec Patachou, l’immense Henri Virlojeux et Patrick Préjean dans « Poivre et Sel ».

Je tourne pour "Canal +" une série intitulée « Mytho Folies », c’est la mythologie revue et ô combien corrigée !

 

 

Quelle ambiance avec Jean Jacques Péroni, Michel Galabru, Laspalès et Chevalier, Jean Paul Farré et une dizaine d’autre comédiens aussi déjantés les uns que les autres !

 

 

Aux manettes Nino Monti, adorable réalisateur qui m’offrit cette photo Polaroïd intitulée "Souvenirs de vacances"et  qui dira plus tard que cette série était trop en avance sur son temps, il avait raison, elle a très bien fonctionné en audimat mais s’est arrêtée car le temps d’antenne était déjà réservé à un groupe de comiques, fraîchement arrivés dont le nom n’est autre que  « Les Nuls »…

Me voilà reparti au cinéma avec le film réalisé par Didier Kaminka avec une belle distribution comme on n’en voit presque plus, à savoir entre autre

Marlène Jobert, Patrick Chesnais, Claude Rich, Zabou, Roland Giraud, Vincent Cassel, Christian Clavier, Gérard Jugnot, etc.

 

 

 Le titre :  "Les cigognes n'en font qu'à leur tête".

 

 

Le rôle n’est pas extraordinaire, la situation se passe dans le métro, je laisse ma place à Marlène Jobert, que je soupçonne d’être enceinte et c’est Ariane Lorent, qui l’est vraiment, qui va s’asseoir à sa place. Très énervé, je lui demande de se lever, discussion, bagarre, je me prends un coup de pied très mal placé pour nous les hommes et reste donc sans voix...

Rassurez-vous, j’avais une coquille de protection, et heureusement car, c’est à cette période que ma compagne et moi-même, décidons d’obtenir une carte de famille nombreuse en mettant en route le troisième enfant.

Dans la foulée, je tourne « Ripoux contre Ripoux ».

Je me pointe sur le lieu de tournage et pour se faire, je descends les escaliers du Sacré Cœur.

J’aperçois en bas, assis sur un fauteuil et fumant son sempiternel cigare, Philippe Noiret qui, dès qu’il me voit, se lève et annonce à toute l’équipe :

« Planquez les sacs à main, il y a Michel Crémadès qui arrive !»

Il faisait allusion au premier « Ripoux » bien évidemment où je me faisais lamentablement plaquer au sol par Thierry Lhermitte. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit bonus, la photo qui me compromet.

Je mate le sac de la vieille dame dans le film « Les Ripoux ». Pas très épais le garçon !!!

Je le rassure en lui disant que j’ai pris du galon et que Claude Zidi a décidé cette fois-ci de me faire braquer la caisse d’un magasin de souvenirs.

Heureusement que je continuais à pratiquer le football, notamment avec les futurs policiers de l’école de police de ma ville dirigée à l’époque par le grand Michel Lepoix, à la droite de la photo, qui depuis a pris du galon puisqu'il a très hautes responsabilités à Paris…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première séquence que je devais tourner était celle dans laquelle on me voit débouler des escaliers à toute vitesse, heurtant des gens au passage, ignorant le risque que les marches très inégales du Sacré Cœur font courir à mes chevilles.

Claude Zidi a pris beaucoup de plaisir à me faire recommencer la prise plusieurs fois, me demandant d’aller plus vite à chaque fois. Le plus dur dans l’affaire est que, lorsque j’étais arrivé en bas, après le « Coupez ! », il fallait que je remonte l’escalier, et ce en courant afin que nous ne perdions pas de temps !

Puis j’ai dû traverser une bonne partie du XVIII° arrondissement toujours en courant pendant deux bonnes heures afin d’échapper à la surveillance policière. Quel métier !!!

Deux jours plus tard, j’arrive pour tourner la suite et je vois Philippe Noiret qui m’annonce, le sourire aux lèvres, et un tantinet narquois que les séquences de course tournées avaient été rayées au laboratoire et qu’il fallait tout refaire.

Je sourie de la bonne blague et part saluer l’équipe. Je rencontre la script qui me tient les mêmes propos, puis arrive Claude Zidi qui me confirme la chose. La journée de tournage sera un peu modifiée, il va falloir retourner les séquences inmontables.

 

 

Je pensais que l’on me faisait une farce, mais je serai le dindon car je comprends, en voyant la caméra plantée aux pieds d’un des « escaliers de l’angoisse », que je vais être obligé de m’y recoller, moi et mes chevilles d’athlète !

La séquence n’en sera que plus belle car Claude Zidi avait repéré qu’un bus passait dans la rue derrière moi. Au moment où il pointait son nez, je devais partir, ce qui donne du mouvement à l’action. Quand vous regarderez le film, vous comprendrez !

 

 

 

 

 

Puis je tourne mon first film "USA" sous la direction de l'Américain Tom Wright. Il a une casquette vissée sur la tête et la pâte à macher in mouth.

 

 

C’est effarant, vous êtes suivis par quatre caméras et il y a une bonne centaine d’assistants qui courent dans tous les sens. Lorsque nous tournons au pied de la Tour Eiffel , il y a deux grues. Une qui sert au tournage et la deuxième qui est juste là au cas où la première tomberait en panne ! Le cinéma Américain dans une certaine outrance, cela dit nous tournons de façon confortable, il n’y a rien à dire.

Après quelques « Marc et Sophie » avec le talentueux Gérard Rinaldi, j’enchaîne avec une série policière qui sert de base à un jeu.

Avec Jean Michel Dupuis, nous sommes les deux rôles principaux à savoir des inspecteurs de police qui mènent des enquêtes dans différents milieux. Il y aura quatre films mis en boîte pour France 3.

 

 

 

 

 

 

 

 

On faisait un chouette duo, Jean Michel Dupuis est un bel acteur très instinctif avec qui on a un grand plaisir à jouer.

Que ce terme « jouer » sert parfaitement mon métier. Il faut se servir de son âme d’enfant, remonter le temps lorsque je jouais avec mon frère à Ivanhoé, lorsque j’étais un Indien, un Cow Boy, un policier ou un voyou, combien de fois ai-je pu être blessé ou entendre cette terrible sentence « Pan, t’es mort »…

 

Mon frère était dans notre petite enfance un "Sérial killer" !!!

Qu’il est difficile dans ce métier de garder en permanence l’insouciance, la simplicité et l’envie de donner encore et toujours plus aux autres !

Comme le dit la pub : Un peu de fraîcheur « d’enfant » dans un monde de brutes…

Mais une autre réalisation se pointe à l’horizon, la naissance du troisième enfant…

Alors …

Non, ce sera la prochaine fois !!!

« A tout bientôt !!! »

 

 

 

 

 

par Michel Crémadès publié dans : michel-cremades
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